Le PS porte plainte contre les dirigeants d'UBS

Estimant que l'accord à l'amiable conclu entre la Suisse, UBS et les autorités américaines constituait un aveu implicite de culpabilité, le Parti socialiste (PS) a déposé une plainte pénale pour complicité de fraude fiscale contre les dirigeants de la grande banque suisse.

Ce contenu a été publié le 14 août 2009 - 14:54

La plainte, déposée devant le Ministère public en charge des délits économiques du canton de Zurich, vise à déterminer l'étendue des responsabilités des anciens présidents d'UBS Marcel Ospel et Peter Kurer. Si des délits devaient être constatés, ils devront alors rendres des comptes devant la justice, a expliqué vendredi devant la presse le président du PS Christian Levrat.

Le PS ne croit en effet «pas une seconde que les cadres supérieurs d'UBS n'étaient pas au courant des pratiques douteuses qui avaient cours, s'agissant du démarchage actif des clients américains souhaitant échapper au fisc». Il en prend pour preuve l'accord à l'amiable conclu avec les Etats-Unis. On ignore certes encore la nature de cet arrangement, mais, selon des informations qui ont filtré, la Suisse livrera jusqu'à 5000 noms de clients américains à la justice du pays.

Le PS veut que la direction d'UBS soit appelée à rendre des comptes devant la justice, à prévoir indemnisations et réparations. Par son comportement «totalement irresponsable», le numéro un bancaire helvétique a en effet mis en danger la place financière suisse, terni la réputation du pays et suscité des «dommages sans précédent». Peter Kurer, le patron d'UBS, a fait savoir que les accusations du PS sont «infondées et sans consistance».

Concernant les «frais vertigineux» engagés pour faire face aux conséquences des malversations d'UBS, la collectivité n'a pas à les payer, estime le PS. La ministre de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf a déclaré vendredi matin sur les ondes de la radio suisse alémanique que la Confédération envisageait une participation d'UBS aux coûts de l'accord extrajudiciaire avec les Etats-Unis. La banque s'est déjà déclarée prête à dédommager la Confédération.

swissinfo.ch et les agences

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