Les armes à sous-munitions bannies

Les représentants d'une centaine de pays, dont la Suisse, ont signé mercredi en Norvège une convention interdisant la production, l'utilisation, le stockage et le commerce des armes à sous-munitions.

Ce contenu a été publié le 03 décembre 2008 - 15:35

«C'est l'accord humanitaire le plus important de la dernière décennie», a déclaré Richard Moyes, coprésident de la Coalition contre les sous-munitions (CMC), organisation regroupant près de 300 ONG. Les principaux pays producteurs que sont les Etats-Unis, la Russie et la Chine n'étaient cependant pas présents à Oslo.

Représentée par sa ministre des Affaires étrangères (DFAE) Micheline Calmy-Rey, la Suisse s'est activement engagée dans les négociations. Elle a notamment joué un rôle décisif dans la recherche de compromis qui ont finalement permis l'adoption du texte, a indiqué Christine Schraner Burgener, de la Direction du droit international public du DFAE.

Les armes à sous-munitions peuvent contenir plusieurs centaines de «bombettes» qui se dispersent sur un vaste périmètre mais qui n'explosent pas toutes, se muant de facto en mines antipersonnel, lesquelles sont interdites par la Convention d'Ottawa. Selon Handicap International, environ 100'000 personnes, dont 98% de civils, ont été tuées ou mutilées par des sous-munitions depuis 1965. Plus d'un quart sont des enfants.

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