Libye: un 2e procès «inéquitable» se prépare

Amnesty International a dénoncé mardi les conditions d’un nouveau procès «inéquitable» qui se prépare pour les deux Suisses retenus en Libye. A quelques jours du procès, qui doit avoir lieu les 19 et 20 décembre, les deux hommes d’affaires n’ont pas encore reçu leur acte d’accusation.

Ce contenu a été publié le 15 décembre 2009 - 16:50

Max Göldi et Rachid Hamdani n'avaient pas eu droit à un premier procès équitable, mais à un procès politique, a répété l'organisation de défense des droits de l'homme. Or, le 2e procès annoncé ne se présente pas sous des auspices plus favorables. Sa date vient d'être avancée aux 19 et 20 décembre, alors qu'il devait avoir lieu mardi prochain.

En outre, aucune accusation concrète n'a encore été formulée et les deux Suisses ignorent encore ce qui va leur être reproché. Dans un tel cas, ils devraient être immédiatement autorisés à rentrer au pays, a souligné Amnesty. Selon l’organisation, le premier procès qui a eu lieu le 16 novembre dernier violait déjà les principes du Pacte international sur les droits civils et politiques, dont la Libye est signataire.

Les deux hommes avaient été condamnés à 16 mois de prison ferme et à une amende pour avoir enfreint la réglementation en matière de séjour. Amnesty affirme que des peines de prison ne doivent pas être prononcées lorsque des personnes violent les prescriptions sur le séjour dans un pays. L'organisation demande donc aux autorités libyennes d'annuler les peines de prison prononcées et de classer la 2e
procédure si aucune accusation substantielle n'est apportée.

Max Göldi, responsable d'ABB en Libye, et Rachid Hamdani, employé par une entreprise de construction, sont retenus à Tripoli depuis le 19 juillet 2008 en représailles à l’arrestation d’Hannibal Kadhafi et de sa femme à Genève.

swissinfo.ch et les agences

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