Nouvelles salves contre les paradis fiscaux

La France et l'Allemagne souhaitent que les pays du G20 mettent fin à leurs conventions bilatérales avec les pays qui seront identifiés comme paradis fiscaux ou «centres non coopératifs».

Ce contenu a été publié le 03 mars 2009 - 18:55

«Nous voulons agir avec détermination sur les centres non coopératifs, en matière fiscale, prudentielle ou de blanchiment», a dit mardi la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, à l'issue d'une rencontre à Paris avec son homologue allemand Peer Steinbrück.

«La France et l'Allemagne souhaitent que le Gafi (Groupe d'action financière), le forum de stabilité financière (FSF) et l'OCDE proposent pour la réunion (du G20) de Londres (le 2 avril) des critères et des listes des pays qui refusent la coopération internationale dans ces domaines», a annoncé Mme Lagarde.

Paris et Berlin proposeront également aux pays du G20 de «mettre fin à leurs conventions bilatérales avec les pays qui refusent d'incorporer les meilleurs standards de l'OCDE et des Nations Unies».

«Le principe est qu'aucun acteur, aucun marché, aucun produit ne pourra plus échapper à la régulation et à la supervision», a renchéri Peer Steinbrück.

Se refusant à raviver la polémique sur la Suisse, qu'il avait par le passé qualifiée de paradis fiscal, le ministre allemand a réaffirmé qu'il restait «sur la ligne que j'ai définie une fois pour toutes» même s'il faut «redéfinir ce terme dans le cadre des critères retenus par l'OCDE».

Il en va de même pour les questions de «fraude fiscale et d'évasion fiscale», a-t-il insisté.

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