Turquie-Arménie: la Suisse médiatrice

Restées longtemps en froid en raison de leur différend sur le «génocide» arménien, la Turquie et l'Arménie ont décidé d'établir des relations diplomatiques pour la première fois de leur histoire. La Suisse joue le rôle de médiateur.

Ce contenu a été publié le 01 septembre 2009 - 09:06

«Les consultations politiques seront achevées dans les six semaines, à la suite desquelles les deux protocoles seront signés et soumis aux parlements respectifs pour ratification par chaque partie», ont déclaré lundi les ministères des Affaires étrangères turc et arménien dans un communiqué commun signé également par la Suisse.

Les deux pays ont annoncé en avril qu'ils s'étaient mis d'accord sur une «feuille de route» pour parvenir à une normalisation de leurs relations, après près d'un siècle de conflit provoqué par le massacre et la déportation d'Arméniens sous l'empire ottoman entre 1915 et 1917. La Turquie récuse le terme de «génocide» à ce propos.

Saluant ce rapprochement, une porte-parole du ministères suisses des Affaires étrangères souligne mardi que «l'ouverture de consultations politiques internes dans ces deux pays est un pas très important». Auparavant, les Etats-Unis et l'Union européenne ont également exprimé leur satisfaction.

La frontière entre la Turquie et l'Arménie, ex-république soviétique qui a obtenu son indépendance en 1991, est fermée depuis 1993. Les relations diplomatiques entre Ankara et Erevan ont été rompues également en raison de divergences sur le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan à propos du Haut-Karabakh.

swissinfo.ch et les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article