Une délégation suisse a visité Guantanamo

Des représentants de la Confédération et des cantons se sont rendus au mois d'août dans le camp de détention américain de Guantanamo. But de la visite: se faire une idée plus précise du profil des prisonniers qui pourraient être accueillis sur territoire suisse.

Ce contenu a été publié le 20 septembre 2009 - 11:39

Confirmant une information de la presse dominicale, le Département fédéral de justice et police (DFJP) a indiqué dimanche qu'une délégation suisse s'était rendue à Guantanamo à la fin du mois d'août pour rencontrer les prisonniers susceptibles d'être accueillis en Suisse. Les éléments rassemblés sur place doivent permettre de contribuer à préparer la décision du Conseil fédéral.

Aucune information supplémentaire n'a été donnée par le DFJP. Mais selon la «SonntagsZeitung», les quatre prisonniers que la Suisse souhaite accueillir (deux Ouïgours, un Ouzbek et un Palestinien) présentent un «risque moyen». Plusieurs cantons intéressés ont déjà indiqué qu'ils attendaient une preuve formelle de leur innocence pour pouvoir accepter ces ex-détenus.

Outre la Suisse, l'Espagne, l'Irlande et d'autres pays encore se sont dit ouverts à un tel transfert. La France, la Grande-Bretagne et le Portugal ont déjà accueilli des détenus de Guantanamo. En juin dernier, la ministre de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf avait expliqué que plusieurs dossiers d'anciens prisonniers étaient examinés.

Amnesty International a salué dans un communiqué les «actions concrètes» des autorités suisses en vue d'accueillir des détenus du camp militaire américain. L'ONG appelle le Conseil fédéral à désigner rapidement les personnes qui entrent en ligne de compte pour venir en Suisse. «Certains prisonniers attendent leur libération depuis déjà plus de sept ans», rappelle Amnesty.

Plus de 200 prisonniers se trouvent encore dans le camp de détention américain à Cuba. Selon les plans du président américain Barack Obama, la prison mise en place sous l'administration de George W.Bush doit être fermée d'ici janvier prochain.

Des dizaines d'hommes de confession musulmane détenus pendant des années comme des suspects de terrorisme parfois sans avoir été inculpés doivent être libérés mais les Etats-Unis n'ont pas trouvé jusqu'ici suffisamment de pays d'accueil.

swissinfo.ch et les agences

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