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Une visite qui risque de faire du bruit pour rien

Angela Merkel veut des réponses claires de Berne.

(Keystone)

La visite de la chancelière allemande Angela Merkel à Berne ce mardi est associée au problème des nuisances aériennes à l'aéroport de Zurich-Kloten. La Suisse espère un déblocage de cet épineux dossier.

Le problème du bruit des avions empoisonne les relations entre Berne et Berlin depuis longtemps. Après avoir promis pendant des années, mais sans agir, de réduire le nombre de vols au-dessus du sud de l'Allemagne, les Zurichois se sont vus confrontés à de sévères mesures de rétorsion.

D'autant plus qu'en mars 2003, le Parlement fédéral suisse avait refusé l'accord aérien pourtant accepté par les deux gouvernements.

En 2004, les Allemands ont donc mis en vigueur une ordonnance interdisant le survol de leur territoire à certaines heures, tôt le matin par exemple. Conséquence: les Zurichois ont dû faire atterrir de nombreux avions par le sud, où la densité d'habitations est très élevée.

Les discussions ont repris entre les deux pays, sans que l'on parle encore de nouvel accord aérien. Le Département suisse des affaires étrangères (DFAE) espère que la visite officielle de travail d'Angela Merkel mardi permettra de faire des progrès dans ce dossier.

«Nous cherchons des solutions qui conviendront à toute la région», explique le porte-parole du DFAE Lars Knuchel, interrogé par swissinfo. La collaboration interrégionale entre les cantons frontaliers et le Bade-Würtemberg comprend d'ailleurs d'autres dossiers, notamment celui des transports terrestres, publics et privés, qui risque également d'être abordé lors des discussions.

Egalement l'évasion fiscale

On n'en saura pas beaucoup plus. La liste des conseillers fédéraux participant à la visite de travail d'Angela Merkel laisse cependant supposer que le thème de l'évasion fiscale sera aussi abordé.

Outre le président de la Confédération Pascal Couchepin, la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey et le ministre des transports Moritz Leuenberger, Hans-Rudolf Merz, responsable du Département fédéral des finances, participera en effet aux discussions, qui auront lieu dans le domaine du Lohn près de Berne.

Emboîtant le pas à l'Union européenne, l'Allemagne a en effet augmenté la pression sur la Suisse pour qu'elle lutte contre l'évasion fiscale. Le ministre des finances allemand Peer Steinbrück est allé jusqu'à qualifier la Suisse de «paradis fiscal».

«Les questions fiscales font effectivement partie de la liste des thèmes qui seront abordés», confirme Lars Knuchel. «La Suisse va pouvoir présenter son point de vue.»

Or la Suisse entend régler la question de la fiscalité de l'épargne de ressortissants étrangers dans le cadre des accords bilatéraux, et cela à long terme.

Accords bilatéraux

Les accords bilatéraux I et II règlent les relations entre la Suisse et l'Union européenne (UE) dans différents secteurs. L'UE est le partenaire ...

Et le secret bancaire

Quant au secret bancaire, Micheline Calmy-Rey s'est récemment exprimée sur le sujet. «Notre secret bancaire est garanti dans plusieurs accords avec l'UE, a-t-elle déclaré. Il n'y a donc aucun besoin d'agir dans ce domaine.»

Selon Elisabeth Michel, présidente de l'Association allemande des Suisses de l'étranger, la visite d'Angela Merkel en Suisse peut être positive. «Du moment qu'elle ne néglige pas sa relation avec la Suisse et qu'elle lui rend visite de temps en temps, ce voyage ne peut que faire du bien à la Suisse», dit la présidente, qui habite à Osnabrück.

Elisabeth Michel est convaincue des qualités politiques mais aussi personnelles d'Angela Merkel. «En rendant visite à un petit pays comme la Suisse, elle lui donne de l'importance», ajoute-t-elle. De plus, conclut-elle, cela peut aussi aider les Suisses vivant en Allemagne, car «nous sommes à coup sûr perçus différemment en Allemagne.»

swissinfo, Christian Raaflaub
(Traduction et adaptation Ariane Gigon)

Deux pays très proches

L'Allemagne est de loin le premier partenaire commercial de la Suisse.

En 2007, la Suisse a importé au total 184 milliards de francs de marchandises, dont 62,2 milliards en provenance d'Allemagne.

Les services représentent déjà 40% du volume commercial entre les deux pays.

En 2007, l'Allemagne a acheté 11,9 milliards de services à la Suisse et a exporté 8,6 milliards dans ce secteur, sans le tourisme.

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