Pour Genève, la bataille du Mont-Blanc continue

Des membres du gouvernement municipal de Genève faisaient partie des manifestants aux abords du tunnel lundi. Keystone Archive

Opposée à la réouverture du tunnel aux camions, Genève campe sur ses positions. Et réclame un sommet international sur la traversée des Alpes.

Ce contenu a été publié le 13 mai 2002 - 19:36

La ville de Genève persiste et signe. Accusée d'ingérence par le préfet de Haute-Savoie, la cité de Calvin continue pourtant de s'opposer au passage des poids lourds dans le tunnel du Mont-Blanc.

Cette position a été réaffirmée, lundi, aux abords du tunnel par l'un des membres du gouvernement municipal de Genève. En effet, Alain Vaissade faisait partie des manifestants opposés à la réouverture du tunnel aux camions de plus de 19 tonnes.

Selon eux, il ne s'agit là que d'une étape vers la libre circulation des 40 tonnes prévue, elle, pour le 25 juin prochain.

Des promesses pour le ferroutage non tenues

De son coté, le maire de Genève va demander dans les prochains jours une entrevue au nouveau ministre français des transports Gilles de Robien. Cette rencontre pourrait avoir lieu à la fin du mois à Paris.

Manuel Tornare pourrait ainsi saisir cette occasion pour plaider en faveur d'un réunion internationale sur le transit alpin. «Les problèmes posés par la réouverture du tunnel du Mont-Blanc ne peuvent être résolus que globalement», souligne le responsable genevois.

«Cela fait des années, poursuit Manuel Tornare, que les pays voisins font des promesses en faveur du ferroutage. Mais elles n'ont jamais été tenues». Un attentisme que la nouvelle donne politique française pourrait ébranler.

En effet, les élus locaux de Haute-Savoie - opposés pour la plupart à la réouverture du Mont-Blanc aux camions - appartiennent au même camp politique que l'actuel gouvernement français. Si celui-ci est reconduit après les élections législatives du mois prochain, les élus de Haute-Savoie ont donc de bonnes chances d'être entendu par Paris.

Le bémol de Moritz Leuenberger

Quoi qu'il en soit, Genève ne compte pas abandonner la lutte. La ville est en effet directement concernée par ce dossier. Comme le rappelle Manuel Tornare, 40% des utilisateurs du tunnel du Mont-Blanc proviennent de la région genevoise.

En outre, une partie notable des poids lourds qui transiteront par ce tunnel empruntera les autoroutes du canton.

Reste à savoir si la Confédération va apporter son soutien au gouvernement genevois. Manuel Tornare l'espère. Jusqu'ici, la Suisse a clairement opté pour une politique favorable au ferroutage.

Mais, dans une lettre envoyée à la ville de Genève, Moritz Leuenberger, a introduit un bémol. Le ministre suisse des transports a déclaré qu'il était difficile pour la Suisse d'intervenir dans un dossier traité par l'Italie et la France.

swissinfo/Frédéric Burnand à Genève

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article