Prise dans la tourmente, la présidente de la Confédération résiste

Tenue en échec par la droite, critiquée dans la presse, Ruth Dreifuss traverse une zone de turbulences, à quelques semaines de la réélection du gouvernement par le nouveau parlement. Mais la Conseillère fédérale socialiste tient bon.

Ce contenu a été publié le 25 novembre 1999 - 18:21

Tenue en échec par la droite, critiquée dans la presse, Ruth Dreifuss traverse une zone de turbulences, à quelques semaines de la réélection du gouvernement par le nouveau parlement. Mais la Conseillère fédérale socialiste tient bon.

L’atmosphère est orageuse depuis quelques jours autour Ruth Dreifuss. La semaine passée, le Conseil fédéral rejetait sèchement ses propositions de modification du mode de financement de l’assurance maladie. Le lendemain, l’UDC confirmait sa revendication d’un siège supplémentaire au gouvernement. Du coup, la presse dominicale échafaudait l’hypothèse d’une non-réélection de la socialiste au gouvernement.

Certains imaginaient même, dans les couloirs du Palais fédéral, une démission en cas de nouveau camouflet, cette fois à propos de la 11ème révision de l’AVS. En vain. Car mercredi, la cheffe du département de l’Intérieur parvenait à limiter les dégâts. Enfin, «l’Hebdo» publie cette semaine une enquête très critique, reprochant à Ruth Dreifuss, notamment, un manque de sens politique et des erreurs stratégiques.

Pas d’affolement pourtant au département de l’Intérieur. C’est la réaction de la responsable du service de presse. Catherine Cossy Bleeker confirme que Ruth Dreifuss n’a aucune intention de démissionner et elle souligne que ce n’est pas la première fois que sa patronne est soumise au feu d’une critique aiguë.

Elle gère, il est vrai, des dossiers très difficiles, dans le domaine des assurance sociales en particulier. Des dossiers où les attentes d’une partie de la population ont été déçues par les solutions nées de compromis gouvernementaux.

La tension, autour de Ruth Dreifuss, est donc constante. Mais elle se double, après la victoire de l’UDC aux dernières élections fédérales, des manoeuvres politiciennes en vue de la réélection, le 15 décembre prochain, du collège gouvernemental.

Pierre Gobet

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