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Pro Helvetia choisit le compromis

Yvette Jaggi, présidente de Pro Helvetia, parle d'une avancée pour l'avenir et la sérénité de la fondation.

(Keystone Archive)

La Fondation suisse pour la culture a adopté sa nouvelle structure organisationnelle ce jeudi, à Zurich. Le Conseil de fondation se concentrera désormais sur les tâches stratégiques de Pro Hevetia. Il laissera ainsi une plus large marge de manoeuvre au secrétariat de la Fondation.

«Aucune décision révolutionnaire, mais une avancée certaine pour l'avenir et la sérénité de la Fondation». C'est ainsi qu'Yvette Jaggi, présidente de Pro Helvetia a résumé le processus de réforme entériné ce jeudi lors de la séance plénière du Conseil de fondation.

En effet, le Conseil de fondation a choisi de préserver sa fonction tout en adoptant quelques modifications significatives. Il lâche notamment une partie de ses prérogatives en ce qui concerne le traitement des demandes de soutien émanant des artistes.

«Toutefois, souligne Yvette Jaggi, le Conseil de fondation garde une pleine compétence en ce qui concerne les projets artistiques qui présentent un aspect novateur ou qui semblent particulièrement intéressants. Mais cela ne représente plus que 20 % des dossiers traités».

Jusqu'alors privé de pouvoir décisionnel, le secrétariat central pourra donc désormais faire des choix parmi les projets proposés. Il devra toutefois les faire avaliser par l'autorité compétente.

Autre nouveauté. Le Conseil de fondation passera de 35 à 25 membres. Il sera en outre subdivisé en un comité directeur et un comité d'expert. Le secrétariat sera lui aussi réorganisé. A l'avenir, il comptera cinq et non plus sept divisions. La fondation entend ainsi promouvoir une meilleure collaboration interdisciplinaire.

Depuis plus de 60 ans, Pro Helvetia est chargée d'encourager le travail des artistes suisses et de promouvoir leurs œuvres à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières nationales.

Pour faire face aux nouvelles réalités de sa mission, la vénérable fondation a été poussée à s'engager dans un processus de réformes internes. Démarche qui n'a pas manqué d'entraîner de sérieux conflits d'intérêts.

Et pour cause. Jusqu'à présent, Pro Helvetia était munie de deux têtes pensantes, mais d'un seul pouvoir décisionnel. D'un côté, un organe de milice: le Conseil de fondation nommé par le Conseil fédéral et supposé représenté les diverses tendances artistiques, culturelles et linguistiques du pays.

De l'autre, un secrétariat central, formé de professionnels, mais quasiment privé de tout pouvoir de décision.

En février 2000, un premier projet de réforme proposait une redistribution interne des compétences. Il prévoyait notamment de réduire le Conseil de fondation à sept membres et de donner une plus grande autonomie au secrétariat central.

Le Conseil de fondation acceptait le principe. Mais, au fil des séances de consultation, des crises internes et des démissions, il optait invariablement pour des projets de réforme lui permettant de conserver un maximum de compétences.

Une attitude désormais révolue à en croire Yvette Jaggi. «On peut dire que le processus de réforme, entamé il y a deux ans déjà, est désormais réussi» affirme la présidente. «Pro Helvetia sera dotée d'une nouvelle structure dès le 1er janvier 2002.»

Vanda Janka


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