Projet de fusion: employés d'AOM, Air Liberté et Air Littoral en grève

Les syndicats ont appelé à la grève. Ce qui place Philippe Bruggisser, le patron de SAirGroup, dans une situation délicate. Keystone

Les syndicats français n'acceptent pas les modalités de la fusion entre AOM, Air Liberté et Air Littoral. Les vols des trois compagnies privées contrôlées par SAirGroup seront perturbés en cette fin de semaine par une grève d'avertissement.

Ce contenu a été publié le 30 juin 2000 - 13:50

En prenant le contrôle de ces trois compagnies françaises - après la belge Sabena -, SAirGroup devient le second transporteur aérien de l'Hexagone. Mais il semble bien que les Suisses doivent également hériter du climat social difficile qui a longtemps perturbé Air France, la rivale directement visée par ces opérations.

Alors que la compagnie nationale française vient d'opérer un redressement spectaculaire, les privées AOM, Air Liberté et Air Littoral ne sont guère florissantes. Et pour rentabiliser leurs investissements, les stratèges de SAirGroup doivent bien trouver des économies.

C'est cette crainte qui motive l'appel à la grève lancé par les syndicats CGT, CFDT et Force Ouvrière. «Si l'on additionne les activités des trois compagnies concernées à celles de Swissair et de Sabena en France, on obtient de nombreux doublons», explique Hervé Alexandre, secrétaire général de l'Union fédérale des aériens CFDT, qui craint que 1000 à 1500 emplois sur les 6000 d'AOM, Air Liberté et Air Littoral ne soient directement menacés par cette fusion.

Une récente rencontre entre Philippe Bruggisser, le patron de SAirGroup et les représentents des syndicats français n'a pas permis de calmer ces craintes. D'où cet appel à la grève qu'Hervé Alexandre qualifie de «premier coup de semonce». Les trois centrales syndicales exigent l'ouverture de «véritables négociations» et se disent déterminées à aller plus loin si elles ne les obtiennent pas.

Des menaces qui tombent au plus mauvais moment pour les compagnies aériennes concernées, puisque les vacances d'été sont synonymes de fort trafic et de concurrence acharnée sur les tarifs.

swissinfo avec les agences

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