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Promotion à Washington du e-voting suisse

(Keystone)

L'ambassade de Suisse à Washington et la campagne ThinkSwiss ont organisé lundi une série d'évènements pour faire la promotion du modèle suisse du vote par Internet.

Cette opération de charme menée auprès d'experts et de décideurs américains intervient au moment où aux Etats-Unis, l'engouement pour le vote électronique est en recul, jugé vulnérable et peu sûr.

«Il y a, chez les Américains, un scepticisme envers le vote électronique, et beaucoup plus de scepticisme qu'en Suisse, et cela est dû aux problèmes qui sont apparus aux Etats-Unis», précise à swissinfo l'ambassadeur Urs Ziswiler.

Ce constat n'a pas empêché une délégation suisse, emmenée par la chancelière de la Confédération Annemarie Huber-Hotz, de vanter, lundi à Washington, les qualités du vote électronique.

«Cette journée à été l'occasion de partager notre expérience avec nos interlocuteurs américains», souligne Annemarie Huber-Hotz. L'occasion aussi d'une démarche commerciale aux Etats-Unis. En effet, les systèmes de vote par Internet appartiennent à trois cantons-pilotes.

Eloges d'une méthode

«Le canton de Genève a été approché par plusieurs pays européens et asiatiques pour acheter le système et l'un des objectifs de notre visite à Washington était d'établir des contacts avec des partenaires potentiels», déclare le chancelier cantonal genevois Robert Hensler.

Les responsables suisses ne tarissent pas d'éloges sur les vertus du vote en ligne. «C'est la voie de l'avenir, et pour Genève, le bilan est largement positif», affirme Robert Hensler.

Quant à Annemarie Huber-Hotz, elle cite volontiers les «avantages» de cette méthode. Selon elle, la participation aux scrutins est facilitée par le fait que les électeurs n'ont plus à se déplacer, le choix est élargi puisque les électeurs disposent du vote par Internet en marge du vote au bureau et par correspondance.

Quelques inconvénients

«Il se peut aussi que le vote par Internet augmente le taux de participation ou, du moins, le maintienne au niveau où il est, soit une moyenne de 45%», ajoute Annemarie Huber-Hotz.

Mais interrogée par swissinfo sur les éventuels inconvénients du vote électronique, et notamment du vote par Internet, Madame Huber-Hotz en mentionne plusieurs qui ne sont pas négligeables.

«La grande question est de savoir quel en est l'impact sur la démocratie directe», admet-elle.

«Certains pensent que le vote électronique crée une démocratie virtuelle où les citoyens sont isolés et font leur choix depuis leur domicile», explique-t-elle.

La sécurité en question

«L'autre grande question est la sécurité, et puis, certains estiment que le vote électronique pourrait creuser le fossé numérique car tout le monde n'a pas accès à Internet», concède Annemarie Huber-Hotz.

Robert Hensler reconnait de son côté que «le coût du développement de la technologie est élevé, et cela peut être un inconvénient».

Malgré ces inconvénients réels et potentiels, les responsables suisses voient dans le vote en ligne ce que l'ambassadeur Urs Ziswiler appelle «un nouvel instrument de la démocratie».

«Il est un peu hypocrite de vouloir que le vote par Internet soit parfait, alors que le vote par bulletin-papier, que ce soit au bureau ou par correspondance, n'est pas parfait non plus», note pour conclure Urs Ziswiler.

swissinfo, Marie-Christine Bonzom, Washington

En bref

Le canton de Genève, où seuls 5% des électeurs votent en se déplaçant aux bureaux de vote, a décidé de développer un système de vote par Internet en 2000.

Sur les 230'000 électeurs du canton, 90'000 ont actuellement accès au vote par Internet. Les autorités prévoient à terme de mettre le vote en ligne à la disposition de tous les électeurs inscrits.

Si le vote par Internet n'existe en Suisse que depuis 2004, les opérations de décompte des voix se font électroniquement depuis plus de trente ans dans le pays.

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Campagne ciblée

La délégation suisse comprenait des représentants des cantons de Genève et de Neuchâtel qui, avec celui de Zurich, ont conduit, entre 2004 et 2006, une série d'essais du vote par Internet dans le cadre d'un programme-pilote lancé il y a six ans par le Parlement et prolongé en mars.

La délégation a rencontré la direction de la commission de la Chambre américaine chargée des affaires électorales, ainsi que des responsables de la Commission fédérale d'Assistance aux Elections.

Elle a aussi participé à un colloque auquel assistaient une cinquantaine d'experts et de décideurs américains.

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