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Réveil matinal après la nuit des longs couteaux

Ce contenu a été publié le 09 décembre 2015 - 07:33

La «nuit des longs couteaux» rassemble la veille de l'élection les parlementaires et politiciens de tous bords ainsi que nombre de journalistes au bar de l'hôtel Bellevue à Berne. Selon la tradition, elle est censée être un moment décisif, où se trameraient les dernières tractations de l'élection à venir. 

Pour les médias, ce moment préélectoral est à l'origine une façon de vendre au public des «campagnes un peu ennuyeuses, souvent courues d'avance», souligne Pascal Sciarini, politologue à l'Université de Genève. «C'est aussi une occasion de faire mousser l'événement, d'y mettre un peu de piment et d'excitation.»

En 2007, l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral en a toutefois surpris plus d'un. «Cette fois-là, la nuit des longs couteaux a justifié son appellation, il ne s'agissait pas d'une légende urbaine», reconnaît-il. Les circonstances étaient alors tout à fait particulières, explique Ueli Leuenberger, à l'époque président des Verts, et à ce titre témoin et acteur des événements. De nombreux parlementaires, de gauche mais aussi du PDC (centre), ne voulaient plus de Christoph Blocher au Conseil fédéral.  Et de rappeler que cette année-là, les derniers contacts avec des parlementaires susceptibles de voter contre Christoph Blocher avaient effectivement été pris lors de cette «nuit des longs couteaux».

L'opération a été un succès, aussi parce que «le secret a été bien gardé jusqu'au bout de la nuit.» Aujourd'hui, avec la généralisation des réseaux sociaux et leur usage parfois intempestif par des parlementaires et les médias, ce genre de «secret» devient plus difficile à maîtriser, estime Pascal Sciarini.

Source: ATS

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