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Remous dans l'industrie de l'aluminium en Valais

Alusuisse menace de fermer, dès 2001, un de ses sites, à Steg, dans le Haut-Valais, si certaines exigences adressées au gouvernement cantonal ne sont pas satisfaites. Une centaine d'emplois sont menacés, sur les 1'600 que compte Algroup dans le canton.

Ce contenu a été publié le 15 novembre 1999 - 18:38

Alusuisse menace de fermer, dès 2001, un de ses sites, celui de Steg, dans le Haut-Valais, si certaines exigences adressées au gouvernement cantonal ne sont pas satisfaites. Une centaine d'emplois sont menacés, sur les 1'600 que compte Algroup dans le canton.

Algroup n'est plus seul en jeu: il fait désormais partie d'APA, un conglomérat issu de sa fusion avec le français Pechiney et le canadien Alcan. On comprend dès lors qu'Alusuisse doive présenter une meilleure rentabilité de ses sites de production.

L'entreprise réclame des exonérations fiscales et une participation financière du canton à la modernisation du site de Steg, spécialisé dans l'électrolyse.

Pris au piège de ces nouvelles exigences, le Conseil d'Etat du Valais s'est donné deux à trois semaines pour répondre. Le gouvernement tient évidemment à maintenir les emplois de Steg, mais il craint un précédent gênant.

Depuis des années, en effet, le groupe bénéficie déjà de rabais fiscaux industriels importants. Le canton hésite donc à consentir de nouveaux rabais à une usine qui est par ailleurs tout à fait rentable. Les contribuables valaisans auraient de la peine à l'admettre.

L'usine de Steg est rentable, certes, fait valoir Alusuisse, mais pas assez en regard des autres ateliers comparables du groupe. Si le canton fait un effort, assure-t-on au siège d’Alusuisse, à Vièges, il sera possible de maintenir l'électrolyse. Mais jusqu'à quand? Alusuisse ne peut évidemment donner des garanties à vie...

Dominique Boillat

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