Roche sous le feu de critiques vitaminées à Pékin

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La Chine trouve que Roche et d'autres groupes pharmaceutiques étrangers vendent leurs vitamines trop chères.

Ce contenu a été publié le 09 novembre 2001 - 16:52

Le gouvernement chinois vise particulièrement les vitamines E, les plus demandées mais qui restent prohibitives pour la vaste majorité des Chinois. C'est d'autant plus frustrant que la Chine ne possède pas la technologie nécessaire pour les produire elle-même.

«Comme les vitamines E coûtent trop chers, il y a peu de consommation en Chine et la majorité de la production est exportée. Ses principaux fabricants, Roche, BASF et Rhône-Poulenc devraient faire un effort et réduire leurs prix», déclare un porte-parole du ministère de la Santé à Pékin.

Sur les médecines préventives

La culture traditionnelle chinoise met l'accent sur les médecines préventives. Ce qui explique pourquoi les pharmacies chinoises assurent plus de 40% de leur chiffre d'affaires de la vente de vitamines et de suppléments diététiques.

Roche China, la filiale chinoise du groupe pharmaceutique suisse, est l'un des plus importants producteurs de vitamines en Chine. C'est même le numéro un chinois et le numéro deux mondial pour les vitamines B6.

Il les fabrique à Shanghai dans une usine flambant neuve d'une capacité de 1000 tonnes par an. Mais pas moins de 60% de leur production est vouée à l'exportation.

Un niveau de vie en augmentation

«Le groupe suisse ne peut tout de même pas vendre ses vitamines sans réaliser un bénéfice. Certaines coûtent plus chères que d'autres. Le niveau de vie des Chinois ne cesse, pourtant, d'augmenter. Ce ne sera bientôt plus un luxe pour eux de se procurer des vitamines E», dit un analyste de ING Barings à Hong Kong.

Depuis 1994, Roche China a investi près de 250 millions de dollars en investissements productifs. Ces prochaines années, il table sur une hausse de 10% à 15% de son chiffre d'affaires annuel. Celui-ci a franchi le cap des 250 millions de dollars en 1999.

Georges Baumgartner, Tokyo

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