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SairGroup: les actionnaires calment le jeu

Mario Corti, le nouveau patron SAirGroup, échappe à la colère des actionnaires

(Keystone)

Les actionnaires de SAirGroup ont clairement approuvé mercredi à l'aéroport de Zurich/Kloten un examen spécial des comptes. Malgré cela, ils ont manifesté leur confiance à Mario Corti. Par ailleurs, le groupe a annoncé son désengagement d'AOM/Air Liberté.

Si la 75e assemblée générale a été en-dessous des attentes en terme de fréquentation - quelque 5300 actionnaires au lieu des 11 000 attendus - la durée en a été à la hauteur. Commencée à 15h00, elle a duré huit heures, jusque vers 23h00.

Les actionnaires ont accepté les comptes annuels du groupe. Mais ils ont également demandé un examen spécial des comptes. Approuvant ainsi la demande émanant du canton de Zurich et de la Confédération.

Une seconde demande de contrôle spécial, proposées par l'initiateur d'une association d'actionnaires, Hans-Jacob Heitz, a été refusée. Le conseil d'administration a renoncé à demander la décharge. Le vote ne doit survenir qu'après l'examen spécial. Les actionnaires ont toutefois accordé cette décharge au président du conseil, Mario Corti.

Hans-Jacob Heitz a reproché au conseil d'administration de ne pas avoir vu arriver la catastrophe. Et critiqué le peu de réponses apportées par le groupe à ses questions et à celles d'autres d'actionnaires.

Devant la déception des actionnaires, Mario Corti a donc donné des chiffres. Eric Honegger, l'ex-président du conseil d'administration, a ainsi reçu 480 000 francs d'indemnités de départ. M. Corti n'a toutefois pas révélé la somme versée par l'ancien président de la direction Philippe Bruggisser, qui a travaillé 32 ans pour SAir,
invoquant des clauses de secret dans le contrat.

L'ancien responsable des activités aériennes Jeffrey Katz est dans le même cas. Quant à Moritz Suter, il n'avait pas de contrat avec SAirGroup et n'a donc reçu aucune indemnité, a précisé Mario Corti, applaudi par les actionnaires.

Par ailleurs, SAirGroup, qui retrouve son nom d'origine de Swissair, a annoncé avoir décidé de se désengager de manière planifiée des participations françaises dans AOM et Air Liberté. Le groupe a obtenu un nouveau plafond de crédit d'un milliard de francs auprès d'un consortium de banques.

SAirGroup et l'actionnaire majoritaire Taitbout (détenu par l'établissement Marine-Wendel d'Ernest-Antoine Sellière) injecteront une dernière fois jusqu'au 30 juin les fonds nécessaires pour élaborer un plan d'assainissement d'AOM/Air Liberté.

D'ici cette date, il s'agira de décider si un plan d'assainissement peut être accepté ou si, comme dans le cas d'Air Littoral l'apport de liquidités doit être stoppé.

swissinfo avec les agences

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