Sauvetage de Sabena par référendum

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C'est décidé, les 13.000 salariés de Sabena se prononceront par voie de référendum sur le plan de sauvetage de la compagnie proposé par la direction.

Ce contenu a été publié le 26 septembre 2001 - 23:10

Ce plan passe par la suppression de 1.400 emplois, dont 700 licenciements secs, par la réduction du nombre de vols, par la vente d'actifs et par l'augmentation de la productivité de 10%.

Afin d'amortir le choc de ces mesures drastiques, la direction propose des primes "conséquentes" pour les départs de ceux âgés de plus de 48 ans, et des pré-retraites pour les salariés de plus de 52 ans.

Parallèlement, les actionnaires, l'Etat belge et Swissair, injecteront 17 milliards de francs belges (420 millions €) pour recapitaliser la compagnie.

Accord de principe dans la douleur

L'idée d'un référendum a été lancée mardi par Christoph Müller. Le président de la Sabena voulait couper l'herbe sous les pieds des syndicats qui rechignaient à donner leur accord. Christoph Müller est convaincu que les salariés préfèreront accepter son plan que de risquer la mort de l'entreprise, dont les finances sont mises à mal par des dettes élevées et par la crise du transport aérien qui découle des attentats du 11 septembre.

Il a fallu l'intervention d'un conciliateur social et plusieurs réunions, mercredi, chez la ministre de l'Emploi, Laurette Onkelinx, pour arracher un accord de principe de la plupart des syndicats.

Menaces d'actions dures

Jeudi matin, ces derniers se réuniront avec la direction, afin de trouver la formulation de la "question unique directe qui doit permettre à nos employés de juger de l'avenir de la Sabena", a déclaré Christoph Müller. Rien ne permet d'affirmer que cet exercice sera aisé. L'objectif est d'adresser un courrier à tous les salariés. Le résultat du vote doit être connu avant le 3 octobre, date de l'assemblée générale des actionnaires.

Reste une inconnue: les pilotes ne reconnaissent pas la légitimité d'une telle initiative. Ils menacent de relancer des "actions dures". Mercredi matin, la justice a levé les astreintes qui empêchaient les pilotes de clouer les avions au sol.

Alain Franco, Bruxelles.

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