Sepp Blatter réélu à la tête de la FIFA

139 voix pour Joseph Blatter et 56 pour le Camerounais Issa Hayatou. Keystone

Le Suisse Joseph Blatter, 66 ans, a été réélu mercredi à Séoul par le Congrès de la FIFA. Il décroche un deuxième mandat d'une durée de quatre ans.

Ce contenu a été publié le 29 mai 2002 - 10:13

Joseph Blatter a été réélu président de la Fédération internationale de football (FIFA) au premier tour de scrutin avec 139 voix contre 56 à son concurrent, le Camerounais Issa Hayatou, 55 ans.

Sur les 197 votants, 195 suffrages ont été considérés comme valides (les blancs ou nuls n'étaient pas pris en compte). La majorité des deux tiers des votes exprimés requise pour ce premier tour de scrutin était donc de 130 voix, 9 de moins que le nombre recueilli par Joseph Blatter.

Congrès extraordinaire houleux

Sa réélection intervient malgré une vive opposition de ses adversaires qui lui reprochent d'avoir mis l'instance internationale au bord de la faillite et de la diriger de manière autocratique.

A la clôture du congrès extraordinaire convoqué pour examiner sa situation financière qui s'est terminé mardi sous les huées, des dizaines de délégués avaient abordé une foule de journalistes pour dénoncer l'attitude de Sepp Blatter.

L'ancien colonel de l'armée suisse a été accusé de n'autoriser que les fédérations nationales, qui soutenaient sa réélection, à poser des questions durant la réunion de mardi.

Michel Zen-Ruffinen, secrétaire général de la FIFA, qui au début du mois avait mis en cause Sepp Blatter pour mauvaise gestion et corruption, s'était dit «consterné» par l'attitude du président de la FIFA, qui «a accepté les questions des fédérations seulement selon son bon vouloir».

Sepp Blatter avait clôturé le congrès sans que les délégués de 15 fédérations nationales, dont celles de l'Angleterre, de la Somalie, de la Tunisie et des Pays-Bas, n'aient pu prendre la parole.

«Nous sommes probablement la seule fédération nationale qui ait déclaré ouvertement son soutien (à M. Hayatou) pour l'élection», a souligné David Davies, directeur exécutif de la Fédération anglaise de football.

«On aurait pu penser que dans l'intérêt de la démocratie, du fair-play et de la responsabilité, il nous aurait donné le droit de nous exprimer».

swissinfo avec les agences

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