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Session parlementaire Les rentes pour enfants dans le viseur des parlementaires

Un père âgé et son fils sur le banc d'une plage

De plus en plus d'hommes deviennent pères à un âge avancé, ce qui fait augmenter le nombre de rentes pour enfants.

(Keystone / Brendan Fitterer)

Le Conseil national a réduit les rentes pour enfants dans le cadre de l’actuelle révision de la Loi sur l’assurance invalidité (AI). Seraient concernés non seulement les bénéficiaires de l’AI, mais aussi les retraités. Pour donner un ordre de grandeur, 26'200 de ces rentes ont été versées en 2017, dont un tiers à l’étranger. 

La rente pour enfants est une rente que des parents invalides touchent pour les aider à subvenir aux besoins de leur enfant mineur ou encore en formation (jusqu’à 25 ans). Les parents déjà à la retraite (AVS), c’est-à-dire dès 65 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes, touchent également cette rente. 

La rente pour enfants s'élève à 40 pour cent de la rente AI ou AVS et son maximum est de 948 francs par mois et par enfant. Dans le cas de retraités, si les bénéficiaires sont encore assurés auprès d'une caisse de pension, ils peuvent compter sur quelques centaines de francs supplémentaires. 

Nombre de rentes en hausse 

Comme de plus en plus d'hommes d'un âge avancé deviennent encore pères, le nombre de rentes pour enfants versées augmente plus vite que le nombre de rentes de vieillesse. Concrètement: entre 2010 et 2017, le nombre de rentes AVS versées a augmenté de 17% et celui des rentes pour enfants de 34%. En 2017, l'Etat a versé plus de 195 millions de francs de rentes pour enfants.

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Un tiers des 26’200 rentes pour enfants versées en 2017 sont allées à l'étranger. La plupart (1500) en France. L'augmentation des rentes pour enfants depuis 2010 est également intéressante: la Thaïlande est en tête en terme d'augmentation en pourcentage. En 2010, 182 rentes pour enfants partaient au paradis des vacances et des retraités; en 2017, ce chiffre était déjà passé à 420, soit plus du double. A noter que les enfants adoptés donnent également droit à une rente pour enfants.

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 Pas la première attaque

Il y a déjà huit ans, l’ancien conseiller national et actuel conseiller fédéral de l’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) Guy Parmelin demandait l’abolition de cette rente dans une motion. Le parlement avait alors refusé, estimant que les temps n’étaient pas mûrs pour cela. 

Dans la perspective de la grande réforme des retraites, qui a finalement échoué dans les urnes en septembre 2017, le Conseil national voulait à nouveau s’en prendre aux rentes des pères âgés, mais s’est finalement abstenu. Il s'est avéré que les rentes pour enfants, tout comme les rentes de veuves, sont un sujet extrêmement émotionnel que l’on peut difficilement combattre avec des arguments factuels. 

Dans le débat actuel sur l’AI au Conseil national, la rente pour enfants est redevenue une question d'actualité. La majorité de droite ne souhaite certes plus l’abolir, mais a décidé qu’elle passera de 40 à 30% de la rente AI ou AVS. Cela permettrait d'économiser 112 millions de francs dans l’AI et 72 millions dans l'AVS. 

En outre, le Conseil national a changé la dénomination «rente pour enfants» par «allocation pour parent». Il s’agit d’une demande dont la gauche ne voulait pas. «Je soupçonne fortement qu'il y a des intentions politiques derrière ce changement supposément purement sémantique. Une allocation pour parent est plus facile à réduire qu’une rente pour enfants», a déclaré la conseillère nationale socialiste Silvia Schenker.

Le dossier passe maintenant au Conseil des Etats

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reportage tv


(Traduction de l'allemand: Olivier Pauchard), swissinfo.ch

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