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Shopping 7 jours sur 7, dans les gares seulement

Dans les plus grandes gares (comme à Bâle), le dimanche est déjà un jour ouvrable.

(Keystone Archive)

Le Parlement a accepté un assouplissement de la loi sur le travail qui fait du dimanche un jour ouvrable pour les commerces situés dans les grandes gares et les aéroports.

Pour les syndicats, c’est un pas vers la généralisation du travail le dimanche. Ils veulent lancer un référendum.

Le Conseil des Etats (chambre haute du parlement) a suivi la chambre basse. Par 28 voix contre 10, il a accepté jeudi matin l’assouplissement de la Loi fédérale sur le travail.

Pour la majorité des sénateurs, l'ouverture dominicale des commerces situés dans les gares et les aéroports correspond à un besoin croissant et à un changement d'habitudes des consommateurs.

La droite est donc restée sourde aux arguments de la minorité, pour qui cette modification de la loi libéralise de facto le travail du dimanche.

De plus, le Conseil des Etats n’a pas voulu édicter un contrat-type pour ces travailleurs, afin de préserver leurs droits et leur santé. Les auteurs de cette proposition arguaient qu’elle rendrait la modification de la loi plus facilement acceptable par la population. Elle a néanmoins échoué, par 29 voix contre 9.

Les sénateurs ont en outre accepté, par 24 voix contre 10, une motion donnant mission au gouvernement de régler en général l'occupation des travailleurs du dimanche et leur protection.

Référendum annoncé

Sitôt connue la position du Conseil des États, l’Union syndicale suisse (USS) a annoncé sa volonté d’attaquer cette modification de la Loi sur le travail par la voie du référendum.

La centrale syndicale voit dans cette décision «un grand pas vers la généralisation du travail du dimanche», comme elle l’écrit dans un communiqué diffusé jeudi matin.

L’USS rappelle que les Suisses ont déjà refusé cette extension du travail dominical lors d’une votation nationale en 1996. Et que le même refus a été signifié ces dernières années par les citoyens de 13 cantons sur les 19 où la question a fait l’objet d’un scrutin.

Pour les syndicats, la Suisse a déjà la législation sur le travail «la plus libérale d’Europe», et «nulle part ailleurs, on travaille aussi longtemps et autant».

«Un vrai scandale»

L’USS dénonce également le fait que les travailleurs du dimanche ne verraient pas leur salaire augmenter, ce qu’elle considère comme «un vrai scandale».

Pour la centrale syndicale, «le travail du dimanche est l’ennemi de la famille et le congé dominical fait partie de notre culture».

En outre, elle considère que «transformer les gares en centres commerciaux n’est pas une nécessité», puisque aujourd’hui déjà, les boulangeries, les kiosques, les pharmacies et les magasins des plus grandes gares et des zones touristiques ont la possibilité de rester ouverts le dimanche.

swissinfo et les agences

En bref

- Sous le régime actuel, seuls les commerces qui offrent des «services accessoires» aux voyageurs ont le droit de rester ouverts le dimanche dans les gares et les aéroports.

- La notion est entendue de manière plus ou moins large selon les cantons, qui délivrent les autorisations. En tous les cas, elle recouvre au moins les kiosques, restaurants et cafés.

- La modification de la Loi fédérale sur le travail adoptée par les deux chambres du parlement vise à augmenter les possibilités d’ouverture dominicale dans ces lieux de transit.

- Concrètement, le travail du dimanche sera autorisé dans les magasins des gares qui réalisent un chiffre d'affaires d'au moins 20 millions de francs par année ou dans les gares d'importance régionale, pour autant que le canton et l'entreprise de transport concernés en fassent la demande.

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