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Quand une Américaine explique la Suisse

Sarah Nourse tient un vidéo-blog sur la Suisse (vlog). swissinfo.ch

Sur sa chaîne Youtube «How to Switzerland», Sarah la vlogueuse américaine ironise gentiment sur la Suisse et montre comme elle peut être charmante.

Ce contenu a été publié le 20 juillet 2019 - 11:00
Joëlle Weil, swissinfo.ch

How to SwitzerlandLien externe a 45'000 abonnés sur Youtube, qui suivent Sarah Nourse quand elle parle des particularités de la Suisse. Sa chaîne attire particulièrement les Suisses. «Je vois que 70% de mes abonnés sont en Suisse», note la jeune Américaine de 27 ans.

«Les Suisses doivent trouver mes observations intéressantes». Sur son vlog, Sarah parle des différences avec sa vie aux Etats-Unis, des curiosités suisses ou donne des «conseils de survie» pratiques pour les expatriés en Suisse.

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A 17 ans, elle est venue du Wisconsin à Lucerne pour y étudier le commerce et l’économie internationaux. Aux Etats-Unis, c’est l’âge normal pour entrer en Faculté. Les conditions d’étude en Suisse étaient attractives et Sarah voulait voir le monde.

Soudain, elle s’est trouvée au milieu de l’Europe, avec toutes ces cultures différentes, qui l’ont beaucoup étonnée. Et même après toutes ces années, l’étonnement ne l’a pas quittée.

Par exemple, le fait que les pistes de ski ne soient pas totalement balisées, ou qu’il n’y ait pas de maîtres-nageurs partout dans les piscines. «En Suisse, on fait constamment appel au bon sens. Aux Etats-Unis, on aurait trop peur d'être poursuivi en cas d’accident».

Sarah a fait ses études à Lucerne. swissinfo.ch

Et Sarah n’est toujours pas revenue des trois bises que l’on se fait en Suisse pour se saluer. «Aux Etats-Unis, un simple ‘Hi Guys’ lancé à la ronde suffit. Ici, on s’embrasse et on s’embrasse encore et je ne comprends toujours pas pourquoi. C’est à la fois compliqué et adorable qu’il y ait de règles de comportement si claires».

Sarah n’use pas de cynisme dans ses observations, même s’il y aurait bien des occasions de le faire. Cela tient aussi au fait qu’elle reconnaît le sens profond de la plupart des particularités qu’elle sait apprécier en tant qu’Américaine. «Quand j’ai signé mon premier contrat de bail pour un logement, je n’en ai pas cru mes yeux: il était écrit que je devais aérer une fois par jour, ne pas nourrir les oiseaux et que je ne pouvais jouer d’un instrument de musique qu’à certaines heures».

Pour Sarah, ces règles de comportement montrent le respect mutuel que les gens se témoignent en Suisse, même si parfois elle ne peut pas se retenir de plaisanter à leur sujet.

Sarah est youtubeuse à plein temps. Sa chaine principaleLien externe frise les 200'000 abonnés. «How To Switzerland» est plus petite, mais elle lui tient très à cœur. C’est avant tout un produit de niche. «Il y a tellement d’expats en Suisse, je voulais explorer le potentiel de ce marché».

Contenu externe

Les commentaires de ses abonnés montrent que visiblement beaucoup de gens recherchent les infos qu’elle diffuse. «Bien sûr, vous pouvez obtenir toutes les informations que vous voulez sur Internet. Mais lorsqu'une personne en chair et en os raconte ses propres expériences dans une vidéo, cela crée de la proximité et de la confiance».

Elle vit avec Matthias, qui a été son ami Suisse depuis le temps de ses études. Le couple est marié depuis six ans. Pour rester dans le cliché à l’américaine, la cérémonie a eu lieu à Las Vegas.

Sarah avec Matthias et leur chien Winston. swissinfo.ch

Les tourtereaux ont vécu quelques années aux Etats-Unis, avant de rentrer en Suisse. En août, Sarah déposera enfin sa demande de naturalisation. «Pourtant, je ne me sens pas vraiment suisse, mais la Suisse, c’est chez moi».

Si elle dit que désormais, le football américain lui semble une chose exotique, elle ressent aussi son propre statut exotique presque tous les jours. Quand elle parle ou qu’elle rit trop fort dans le bus, elle a le sentiment de déranger les autres. «Parfois, la légèreté et l’amabilité américaines me manquent ici. Aux Etats-Unis, les gens ont le sourire aux lèvres. Bien sûr, c’est parfois forcé, mais c’est plus agréable à regarder qu’une rangée de gens qui font grise mine dans un tram».

Malgré cela, Sarah se sent désormais plus Suisse qu’Américaine. Même si elle a encore un peu de peine avec le dialecte alémanique.

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