Navigation

Il faut «un gros effort d’organisation» pour concilier famille et carrière

Pour Claudine Esseiva, concilier carrière et famille nécessite une discussion au sein du couple. Keystone / Rouzes

Diplômée en économie d’entreprise et titulaire d’un master en entrepreneuriat, la Suissesse Claudine Esseiva (42 ans) a plus d'une décennie d'expérience de direction. Politicienne, mère d'un fils de 6 ans, elle concilie ses différents engagements en s'organisant avec son mari.

Ce contenu a été publié le 10 août 2020 - 09:36

«Il a toujours été clair pour moi que je voulais continuer à travailler, parce que deux choses sont à mes yeux très importantes: l’indépendance financière et le fait qu’un couple est constitué de deux personnes sur un pied d'égalité qui mènent le même genre de vie au quotidien», explique la Fribourgeoise qui a notamment cofondé la filiale suisse du groupe Ingenico et co-fondé macmac media SA. Depuis 2011, elle est consultante à l'agence de relations publiques furrerhugi à Berne, où elle est devenue associée.

Claudine EsseivaLien externe est également active politiquement: depuis 2017, la libérale-radicale siège au Parlement de la Ville de Berne. Militante pour l'égalité des sexes, elle préside l'association BPW Suisse (Business and Professional Women).

Une charge qui n'est pas toujours facile à gérer, reconnaît-elle. «Mon partenaire et moi veillons toujours à nous occuper de notre fils de manière égale.» Milan a fréquenté régulièrement le jardin d'enfants et maintenant l'école maternelle avec l’horaire continu. Le couple Esseiva bénéficie également du soutien des membres de la famille.

«Nous devons faire un gros effort d'organisation», souligne Claudine Esseiva, ajoutant qu'elle et son partenaire en ont beaucoup parlé avant de fonder une famille. Mais dans la plupart des cas, les couples n'en discutent pas assez et choisissent la voie la plus facile: c'est la femme qui s'occupe principalement des enfants, qui réduit son temps de travail à 40-50%, alors que l'homme continue à travailler à plein temps, observe-t-elle. «C'est encore le modèle dominant en Suisse».

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.