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Suisse et Francophonie: les lendemains de Moncton

C’est le conseiller fédéral Joseph Deiss qui représente la Suisse ce mardi à Paris à la Conférence des ministres des Affaires étrangères de la Francophonie. On y parle du suivi du Sommet de Moncton et donc aussi de droits de l’homme et de démocratie.

Ce contenu a été publié le 29 novembre 1999 - 18:15

C’est le conseiller fédéral Joseph Deiss qui représente la Suisse ce mardi à Paris à la Conférence des ministres des Affaires étrangères de la Francophonie. On y parle du suivi du Sommet de Moncton (photo) et donc aussi de droits de l’homme et de démocratie.

Entre deux Sommets, c’est une conférence ministérielle qui assure la continuité politique de l’Organisation de la Francophonie. Trois mois après le rendez-vous de Moncton, au Canada, entre la réforme de l’Agence universitaire et les enjeux de la diversité culturelle, ce ne sont pas les sujets qui manquent au menu des ministres qui n’ont pas oublié non plus le grand débat autour des droits de l’homme.

A l’époque, on avait pu dire que ce thème-là avait été le «poil à gratter» du Sommet. Comme à Hanoi deux ans plus tôt, on avait assisté à quelques empoignades verbales à propos des Etats faisant peu de cas de la démocratie. Le Canada évoquait ouvertement la possibilité de prendre contre eux des sanctions. Ce que la France rejetait énergiquement, tout comme M. Boutros-Ghali, le secrétaire général de la Francophonie, qui dit préférer le dialogue aux grandes déclarations.

A Moncton, la Suisse était là par sa présidente, Mme Ruth Dreifuss. Pour elle également, la Francophonie offre précisément ce lieu idéal de dialogue, y compris avec les pays qui ont des progrès à faire en termes de démocratie. Car il essentiel de toujours garder le contact. Un avis que le ministre Joseph Deiss partage sans aucun doute.

Mais c’est aussi dans les initiatives concrètes que la Francophonie peut et doit prouver son utilité. Elle le fait en dépêchant des missions d’observations lors d’élections présidentielles ou législatives. Elle le fait en rassemblant sur CD-ROM des données importantes du droit francophone. Elle devrait le faire aussi en soutenant davantage les ONG de défense des droits de l’homme. Et sur ce terrain-là, la Suisse a une expérience à faire partager.

Bernard Weissbrodt

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