Suisse-ONU: dans un mouchoir de poche

swissinfo.ch

La Suisse entrera-t-elle ou non à l'ONU? Les premières projections de l'institut GfS, pour le compte de SSR SRG idée suisse indiquent un résultat extrêmement serré.

Ce contenu a été publié le 03 mars 2002 - 13:45

Le scénario tant redouté serait en train de se réaliser, du moins si l'on en croit les chiffres avancés par l'institut GfS. L'initiative populaire pour une adhésion de la Suisse à l'Organisation des Nations Unies (ONU) serait acceptée par la majorité du peuple, à 54%.

Par contre, le scrutin, qui est soumis à la règle de la double majorité reste indécis. Toujours selon les mêmes projections, 11 cantons diraient oui et 11 autres diraient non. Toutefois le canton de Lucerne, qui n'est pas inclus dans ces projections, a d'ores et déjà dit oui.

Une majorité acquise par plus 51% à Lucerne. Zoug, le Jura et Genève ont fait mieux, avec respectivement plus de 55%, 63% et près de 67% des voix.

Pour l'instant, le non le plus net vient de Glaris, avec une majorité de plus de 60%. Le Tessin lui emboîte le pas avec plus de 59% de non. Suivent Thurgovie avec près de 57% de non, Schaffhouse et Appenzell Rhodes extérieures avec plus de 54%. Quant à Argovie, il refuse l'entrée à l'ONU à plus de 51% des voix.

Au plan fédéral, le gouvernement et parlement recommandaient le 'oui' à cette initiative populaire, autrement dit une proposition constitutionnelle portant la signature de plus de cent mille électeurs.

La toute grande majorité des gouvernements cantonaux, des partis politiques, des associations faîtières de l'économie et des organisations non gouvernementales partageaient la même position affirmative.

Rappelons qu'un premier vote populaire sur une adhésion à l'ONU a avait eu lieu en 1986. Proposition nettement rejetée, par une majorité de 3 contre et un.

Les Suisses étaient par ailleurs appelés à se prononcer sur un second texte, ce week-end. L'initiative populaire «pour une durée de travail réduite», lancée par l'Union syndicale suisse, proposait de passer en sept ans à une moyenne de 36 heures par semaine.

Soutenue par la gauche, cette proposition s'était heurtée au refus du Conseil fédéral et avait suscité une véritable levée de boucliers parmi les représentants des partis bourgeois.

swissinfo avec les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article