SWX tire un premier bilan de virt-x

Le siège de virt-x à Londres. Keystone

Un mois après son lancement, la nouvelle bourse électronique européenne rencontre un écho positif auprès des banques. Mais un long travail reste à faire pour imposer virt-x dans le négoce européen des blue-chips.

Ce contenu a été publié le 27 juillet 2001 - 17:56

Lancée à Londres le 25 juin par la Bourse suisse (SWX) de concert avec le consortium britannique Tradepoint, virt-x réunit plus de 600 titres - dont les 29 valeurs vedettes suisses du SMI -, représentant 80% de la capitalisation des bourses européennes.

Ses promoteurs veulent atteindre, en un an, une part de marché de 10% pour les «blue chips» du continent. Mais, pour l'instant, en termes de volume d'échanges, les actions suisses occupent largement le haut du pavé.

Séduire à l'étranger

Tirant un premier bilan, un mois après le lancement de la nouvelle bourse électronique, la directrice de virt-x et de la Bourse suisse (SWX), Antoinette Hunziker-Ebneter, a précisé vendredi que les actions étrangères ont représenté 5% du volume des transactions.

Elle constate également qu'un long travail reste à faire pour imposer virt-x dans le négoce européen des blue-chips. Selon elle, il faut connecter toutes les salles de marchés des membres de virt-x et former les courtiers.

Echo positif auprès des banques

Les transactions y sont simples, efficaces et entièrement automatiques, commente Michel Vukotic, responsable du négoce à la banque Julius Bär. Pour le négoce des titres étrangers, les banques suisses n'ont plus besoin de faire appel à un courtier étranger, ce qui permet de réduire les frais de moitié environ.

«Virt-x est absolument compétitive», note Urs Ackermann, porte-parole de la Banque cantonale zurichoise (BCZ). Les «spreads» (écarts entre le cours de l'offre et celui de la demande) sont«étonnamment étroits», ce qui la rend attrayante pour les investisseurs.

Pour les titres étrangers, en revanche, l'écart entre les cours de l'offre et de la demande est dans l'ensemble légèrement plus étroit - donc plus intéressant - sur les marchés domestiques que sur la nouvelle bourse électronique.

Améliorer sa liquidité

Certains courtiers sont plus critiques. Le système de taxes adopté par virt-x est «problématique», déclare un «broker» d'une banque basée dans le canton de Schwytz. Ainsi, pour un titre comme ABB par exemple dont le cours est bas, la commission est 4 à 5% plus élevée qu'avec l'ancien système de la Bourse suisse (SWX), ce qui pénalise les petits investisseurs.

Une des clés du succès de virt-x sera sa liquidité. La directrice Antoinette Hunziker-Ebneter en convient. Plus les volumes d'échanges sont élevés, plus les cours («spreads») sont avantageux.

SWX et virt-x avaient voulu frapper fort en prolongeant leurs heures d'ouverture jusqu'à 18h00. Mais face au faible volume d'échanges en fin de journée, ils ont dû se résoudre à avancer la clôture de 18h00 à 17h30 dès mercredi prochain.

swissinfo avec les agences

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