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Tensions UE-Autriche: la Suisse se borne à suivre l’évolution de la situation

«N'étant pas membre de l'Union européenne, la Suisse ne s'exprime pas sur les discussions au sein des partenaires de Vienne, a déclaré le chef de la diplomatie suisse, Joseph Deiss, à Moscou. La question divise en revanche les partis gouvernementaux.

Ce contenu a été publié le 01 février 2000 - 21:17

«N'étant pas membre de l'Union européenne, la Suisse ne s'exprime pas sur les discussions au sein des partenaires de Vienne, a déclaré le chef de la diplomatie suisse, Joseph Deiss, à Moscou. La mise en garde de l'Union européenne à Vienne en cas de participation de la droite dure autrichienne à l'exécutif divise en revanche les partis gouvernementaux en Suisse.

Pour la présidente du Parti socialiste suisse, l'avertissement de l'Union européenne à l'Autriche ne constitue pas une ingérence dans les affaires intérieures d'un pays. Selon Ursula Koch, qui s’est exprimée en son nom personnel, Bruxelles peut sans conteste prendre des sanctions si un membre de l’UE mène une politique jugée raciste ou xénophobe.

Un avis que ne partage pas le PDC, qui critique la menace de l'Union européenne de geler tout contact officiel avec Vienne en cas d’arrivée de l’extrême droite au pouvoir en Autriche. Le secrétaire général du parti démocrate-chrétien, Hilmar Gernet, le relève: «Pour les partisans de l’Union en Suisse, c'est un autogoal».

Opinion relayée par le Parti radical, qui craint que les menaces proférées par l'Union européenne contre l'Autriche ne renforcent, en Suisse, la position des adversaires de l’adhésion. Bruxelles ne devrait intervenir que si les bases de la démocratie sont bafouées, indique le porte-parole des radicaux, Guido Schommer.

Réaction plus virulente en revanche de l'UDC. Son leader, le conseiller national zurichois Christoph Blocher, n'a pas mâché ses mots en qualifiant la position des partenaires de l’Union vis-à-vis de l’Autriche de «monstrueuse». Pour la formation populiste, une telle manoeuvre «justifie les craintes que l'on peut avoir par rapport aux institutions européennes».

SRI avec les agences

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