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Transports publics gratuits? Le Locle dit non!

Les Loclois continueront de payer leurs tickets de bus!

(Keystone)

Les citoyens de la petite cité des montagnes neuchâteloises ont clairement refusé ce dimanche de rendre gratuits leurs transports en commun.

Ils ont ainsi repoussé, par 74% des voix, un projet de trafic urbain unique en Suisse portant sur une période d'essai de quatre ans.

C’est décidé… l'achat d'un billet restera nécessaire pour circuler sur les transports publics du Locle, dans le Jura neuchâtelois, non loin de La Chaux-de-Fonds.

Combattue par référendum, l'introduction de la gratuité des transports publics a été acceptée par seulement 1213 citoyens (26 %), contre 3455 qui l'ont refusée, avec une participation qui s'est élevée à 58,9 %.

Les libéraux avaient lancé en novembre le référendum contre le projet de gratuité, inspiré par les Verts et adopté en octobre à une voix de majorité par le Conseil général (législatif), contre l'avis du Conseil communal (exécutif).

Les opposants ne voulaient pas d'un projet aggravant le déficit des finances communales.

Large front d'opposants

La droite n'était pas la seule à rejeter le principe de la gratuité. Celui-ci a fait sourciller aussi le Conseil d'Etat et la société des Transports régionaux neuchâtelois (TRN).

Ces derniers reprochaient au Conseil général d'avoir pris une décision de façon autarcique, sans avoir préalablement consulté ses partenaires. L'Etat de Neuchâtel compense en effet le tiers du déficit d'exploitation des transports en commun loclois, qui s'élève en moyenne à 750'000 francs par année.

En outre, le gouvernement avait déclaré que la gratuité allait poser des problèmes d'ordre financier et juridique entre les collectivités publiques. La ville du Locle, en effet, ne contrôle pas sa compagnie de transports en commun, laquelle est détenue en majorité par la ville de La Chaux-de-Fonds et l'Etat de Neuchâtel.

De leur côté, les partisans de la gratuité estimaient que son coût s'élèverait à 250’000 francs par année, soit le montant retiré en moyenne de la vente des titres de transports et des abonnements. Mais les responsables des TRN évaluaient le supplément de charges à au moins 350’000 francs par année.

Pour les TRN et le Conseil d'Etat, la solution proposée était une fausse bonne idée. Selon eux, une vraie politique de mobilité durable doit combiner plan de stationnement, plan de circulation et plan des transports publics, ce qui n'est pas le cas au Locle.

Une argumentation que la population locloise a bien entendue.

swissinfo avec les agences

Faits

3455 citoyens (74%) ont rejeté la gratuité des transports en commun contre 1213 (26%).
Taux de participation: 58,9%.

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En bref

- Des expériences de gratuité des transports en commun sont tentées à Mayenne (France) et Hasselt (Belgique).

- A Hasselt, le nombre d’utilisateurs des transports publics a été multiplié par dix, en sept ans.

- A Montpellier (France), l’expérience a été interrompue. Les bus s’étaient transformés en points de rencontres publics.

- La Ville du Locle est confrontée quotidiennement au transit de milliers de frontaliers.

- L’idée de construire un tunnel sous la ville est en discussion. Il est aussi question d’une nouvelle route périphérique.

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