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Un «Swiss Voting System» pour les Américains

Le système de vote suisse comme exemple.

(SwissVS)

Spécialiste en informatique, Beat Fehr désire exporter le système de vote suisse aux Etats-Unis pour rendre les élections américaines plus sûres et fiables.

Il prétend que ce système est capable de faire économiser des millions de dollars à l’administration américaine.

Avec son système de démocratie directe, la Suisse invite ses citoyens à se rendre aux urnes au moins quatre fois par année. Et ce, pour se prononcer sur des questions pouvant aller d’un changement constitutionnel à la construction d’un parking.

Pour Beat Fehr, cette expérience toute helvétique peut servir les intérêts américains en évitant que les problèmes survenus lors de la dernière élection présidentielle de 2000 ne se reproduisent.

Pour mémoire, plus de six millions de votes – soit 6% de la totalité des suffrages – avaient été perdus, créant un chaos sans précédent (notamment en Floride) et laissant planer le doute sur le résultat final et l’accession de George W. Bush à la présidence.

«Swiss Voting System»

Beat Fehr, qui a créé sa compagnie «Swiss Voting System» au mois de juillet, considère que le système américain est loin d’être parfait.

«Lors des deux dernières années, ils ont dépensé 4 milliards de dollars afin d’améliorer leur système de vote suite à une décision du Congrès. Personne n’est vraiment satisfait des procédures de vote et personne ne fait vraiment confiance au système. En particulier en ce qui concerne les possibilités de vote électronique», explique l'entrepreneur.

Mercredi, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe(OSCE) a encore indiqué que la Floride n’avait pas corrigé les «faiblesses» de son système de vote.

L’OSCE enverra d’ailleurs une délégation dirigée par la parlementaire suisse Barbara Haering afin de surveiller les élections présidentielles américaines de novembre.

Une offre sous forme de «package»

En se basant sur plus de 1’500 heures de recherche sur les systèmes électoraux suisses, la société bâloise de Beat Fehr propose un dispositif complet à ses clients potentiels.

«Notre produit principal est un rapport avec des exemples, des calculs exacts des coûts et des comparaisons sur la façon dont le système fonctionne en Suisse», explique-t-il.

Avant d’ajouter: «Notre second produit est notre logo, que les bureaux de vote peuvent employer comme label de qualité dès le moment où ils suivent nos règles. Enfin, nous proposons également de faire du consulting».

Pour Beat Fehr, le premier critère du système de vote suisse est de faire en sorte que chaque citoyen puisse déposer lui-même son bulletin dans l’urne ou l’envoyer par correspondance.

La seconde norme a trait au secret et à la sécurité, alors que la troisième règle principale régit l’accès à l’information.

Afin d’obtenir un certificat de la société «Swiss Voting System», il est obligatoire de publier les résultats – manuels ou électroniques - de chaque bureau de vote.

«Le résultat d’un vote est beaucoup plus fiable s’il est le fruit de l’addition des résultats de 200'000 bureaux plutôt que de 51 Etats», ajoute Beat Fehr.

Une idée arrogante?

Ce dernier admet que les Américains puissent juger arrogante l’idée de recevoir des recommandations de l’étranger. Mais il insiste sur le fait que la Suisse détient véritablement les clefs pouvant améliorer le système de vote américain.

Beat Fehr prétend que bien que le système de vote et le nombre de votants par bureaux de vote soit identique en Suisse et aux USA, l’électeur suisse possède un net avantage.

Il n’y a jamais de file d’attente devant les bureaux de vote suisses, le temps moyen pour déposer son bulletin dans l’urne est d’une minute et celui du décompte par bureau ne dépasse généralement pas trois heures. Et, a priori, il n’existe aucun moyen de falsifier ou d’introduire des bulletins non-valides dans les urnes.

«La Suisse est connue pour l'exactitude et la fiabilité dans ses produits et ses services. Comme son chocolat, ses couteaux militaires et ses montres, le système de vote suisse est également fortement estimé par la population», ajoute Beat Fehr.

Des coûts réduits

Le facteur coût joue également un grand rôle dans l’argumentation de Beat Fehr qui persiste et signe dans son idée.

«Les coûts se situent entre 25 et 40 dollars par électeur aux USA, indique-t-il. Alors qu’ils ne sont que d’environ 2 francs en Suisse, soit jusqu’à 20 fois moins.»

Reste que la partie est loin d’être gagnée pour Beat Fehr.

«Il y a environ deux mois, conclut-il, nous avons envoyé près de 1'500 e-mails aux responsables des votations américaines mais nous n’avons reçu que deux ou trois réponses».

swissinfo, Robert Brookes à Bâle
(Traduction de l’anglais: Mathias Froidevaux)

Faits

Le produit principal de la société «Swiss Voting System» (SVS) est un rapport avec des exemples, des calculs exacts des coûts et des comparaisons sur la façon dont le système fonctionne en Suisse.
Le SVS propose un bulletin par objet de votation
Le SVS propose que les votants puissent déposer leur bulletin dans l’urne ou l’envoyer par courrier
Le coût d’une licence individuelle du SVS est de 950 dollars

Fin de l'infobox

En bref

- La société bâloise «Swiss Voting System» désire exporter le système de vote suisse aux Etats-Unis et vers d’autres démocraties.

- Son directeur, Beat Fehr, est convaincu que cela permettrait à l’administration américaine d’épargner des millions de dollars et rendrait le scrutin plus fiable.

- Dès le moment où un bureau de vote appliquerait ses standards, il pourrait utiliser le logo de la compagnie comme marque de qualité.

- Jusqu’ici, son idée n’a pas véritablement séduit outre-Atlantique.

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