Un 1er août traditionnel...

Tenue traditionnelle, cor des Alpes, drapeaux et discours sur la plaine du Grütli. Les quelque 300 skinheads n'ont pas perturbé la célébration. Keystone

Les orateurs de la fête nationale, dont certains ont pris la parole sous une pluie battante, se sont voulus rassurants quant à «l'état de la nation».

Ce contenu a été publié le 01 août 2002 - 23:52

La Suisse peut être contente de son sort, en comparaison internationale, a dit le président de la Confédération Kaspar Villiger dans son discours à la télévision et à la radio.

«Certains de nos concitoyens vivent dans la pauvreté ou ressentent une certaine amertume», a-t-il cependant nuancé.

Kaspar Villiger a estimé légitime que les Suisses se posent des questions. Il a notamment évoqué la récession, le chômage, la fusillade de Zoug, les catastrophes aériennes de Bassersdorf (ZH) et du lac de Constance, et la disparition de Swissair.

Le président de la Confédération a aussi parlé «des chefs d'entreprise avides qui enjolivent des bilans, des politiciens qui font apparemment passer leurs intérêts et leur image avant le bien commun et certains médias qui montent les événements en épingle au lieu de présenter des faits».

Présidents de partis au front

Le président du PDC Philipp Stähelin, à Balterswil (TG), a plaidé pour la nouvelle péréquation financière de la Confédération.

«Seule une séparation des tâches de la Confédération et des cantons peut renforcer le fédéralisme, fondement de la Suisse», selon lui.

A Steckborn (TG), le président du parti radical Gerold Bührer a mis l'accent sur la concrétisation des accords bilatéraux avec l'Union européenne et l'entrée à l'ONU. La voie bilatérale est «idéale pour les relations entre la Suisse et l'UE».

Le président de l'UDC Ueli Maurer, dans son allocution diffusée sur Internet, a «invité la Suisse à se souvenir de ses racines, de ses forces et de ses vertus».

Le conseiller national zurichois demande au Conseil fédéral de se limiter aux tâches essentielles. Il va jusqu'à proposer que son élection ait lieu tous les deux ans et que la durée de fonction d'un conseiller fédéral soit limitée à huit ans.

A Santa Maria (GR), le conseiller national UDC Christoph Blocher s'est référé au pacte de 1291 pour affirmer l'inverse.

Le texte a été écrit «en raison de la perfidie des temps». Des hommes résolus ont décidé de prendre leur destin en mains et de ne tolérer aucune ingérence étrangère. En temps de crise, il faut réagir comme en 1291 et s'occuper de soi-même, a-t-il dit.

Mille personnes au Grütli

Aucun incident n'est venu perturber le discours devant mille personnes du conseiller aux Etats Bruno Frick (PDC/SZ) au Grütli.

Cela même si quelque 300 extrémistes de droite, soit deux à trois fois plus que l'an dernier, étaient présents sur le lieu mythique de la naissance de la Confédération.

Près d'un millier de pèlerins ont assisté quant à eux à une messe sur le col du Gothard. Ils ont rendu hommage aux victimes de l'incendie dans le tunnel le 24 octobre. C'est la troisième fois qu'une messe est célébrée le 1er août sur les hauteurs du col.

Jeunes à l'honneur

Un peu partout, les traditionnels discours du 1er août ont pris un coup de jeune cette année.

Plus de 200 communes ont en effet accepté de confier cette responsabilité à des orateurs de moins de 25 ans à l'initiative du Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ). C'est deux fois plus qu'espéré.

«Notre projet a rencontré un écho inattendu», s'est réjoui Stéphane Montangero, président du CSAJ.

Dans le reste du pays, le dixième brunch à la ferme du 1er août a été une réussite. Comme l'an passé, près de 200 000 convives ont été accueillis jeudi par 450 familles paysannes.

swissinfo avec les agences

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