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Un mariage de raison pour Angela Merkel

La prochaine chancelière allemande à la une de la presse suisse.

(swissinfo.ch)

La prochaine chancelière allemande Angela Merkel fait les grands titres de la plupart des quotidiens suisses de mardi. Sans pour autant susciter l'euphorie.

Les commentateurs passent en revue les défis qui attendent la chancelière désignée, comme la viabilité du futur gouvernement de coalition ou la difficulté à lancer des réformes pourtant nécessaires.

Résolument admiratif, 'Le Temps' de Genève salue le compromis trouvé par les deux plus grands partis allemand, le SPD et la CDU. «La raison et le sens de l'Etat l'emportent sur les jeux politiciens et les calculs partisans», souligne son correspondant à Berlin.

«Le danger d'une stagnation économique n'est pour autant pas écarté », avertit néanmoins Yves Petignat. Avant de souligner que la capacité de la nouvelle chancelière à relancer le moteur allemand dépend avant tout «de sa capacité personnelle, de son talent, de sa force de persuasion.»

Et du talent, il en faudra beaucoup à la chancelière, selon la 'Tribune de Genève'. La «grande coalition que dirigera Angela Merkel porte en elle les miasmes qui caractérisent les alliances de circonstances. Elle sera instable, fragile, vouée sans doute à une existence abrégée», pronostique le quotidien genevois.

'24 heures' de Lausanne parle, lui, d'un «sacre maussade » pour «la première femme chancelière d'Allemagne», rappelant son mauvais score lors des élections.

Des défis de taille

«Angela Merkel n'a pas fini de souffrir », assure de son côté 'La liberté'. Le quotidien fribourgeois estime en effet que la chancelière ne pourra qu'«abandonner les grandes mesures libérales qu'elle préconisait lors de la campagne électorale».

Dans son commentaire, Pascal Baeriswyl estime néanmoins «qu'Angela Merkel va s'efforcer à recentrer son pays entre la Grande-Bretagne et l'Europe de l'Est, de décrisper la relation avec les Etats-Unis, tout en maintenant un lien fort avec la France.»

A Zurich, le 'Tages Anzeiger' estime que la tâche de la nouvelle chancelière s'apparente au mythique nettoyage des écuries d'Augias. Un défis que le quotidien zurichois résume ainsi: «combattre le chômage de masse et réformer l'Etat social, sans sacrifier la justice sociale.»

Avant d'avertir : «S'il ne devait pas être possible de mener la grande coalition au moins partiellement au succès, les deux grands partis au pouvoir seraient punis lors des prochaines élections et l'Allemagne aurait encore perdu de précieuses années.»

L'Europe en vue

Un pessimisme partagé par la 'Neue Zürcher Zeitung'. «Aucune des questions fondamentales ne fait l'objet d'un vaste consensus en Allemagne », estime le quotidien économique.

Et de souligner: «La grande majorité des Allemands ne veut pas le chaos à Berlin.»

Le 'Corriere del Ticino', lui, situe les élections allemandes dans une perspective européenne.

«L'expérience de ces dernières années démontre qu'il existe désormais un espace politique européen», y écrit l'historien italien Sergio Romano.

Avant de conclure : «Les situations varient d'un pays à l'autre, mais les membres de l'Union européenne – en particulier ceux de la zone euro – savent désormais que les choix d'un pays influence nécessairement la politique des autres membres de l'UE.»

swissinfo

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