Une évacuation condamnée

Keystone Archive

Les collectifs lausannois et neuchâtelois de sans-papiers ont condamné l'intervention policière à la paroisse Saint-Paul de Fribourg.

Ce contenu a été publié le 25 août 2001 - 13:17

Le mouvement «En quatre ans on prend racine», à l'origine de l'occupation de l'église lausannoise de Bellevaux par neuf Kosovars, qualifie l'évacuation de l'église fribourgeoise de Saint-Paul de déplorable.

Criminalisation

Pour Sandra Antrilli, l'une des responsables du collectif lausannois, l'opération de police est symbolique d'une volonté de criminaliser les mouvements sociaux. «C'est triste, mais je ne me fais pas de souci pour l'avenir: la cause est juste. Et plus l'on s'acharne sur de telles causes, plus elles rencontrent de sympathisants.»

Mme Antrilli relève que l'évacuation a été demandée par le conseil de paroisse et n'est pas issue d'une décision du Conseil d'Etat fribourgeois. A ses yeux, le combat politique demeure plus que jamais nécessaire. «Nous serons à Fribourg le 1er septembre, afin de montrer notre soutien.»

Réaction à La Chaux-de-Fonds

Malgré l'intervention policière, le collectif chaux-de-fonnier constate avec satisfaction que l'occupation continue à Fribourg dans les locaux de Fri-Art, a indiqué samedi Emmanuel Farron, membre du comité de soutien. Les comités liés aux sans-papiers souhaitent que le mouvement s'étende à toute la Suisse.

Les sans-papiers de Fribourg seraient accueillis à la Maison du Peuple à La Chaux-de-Fonds si cela s'avérait indispensable, a encore indiqué M. Farron. Cependant, l'intention des comités de soutien est de soulever le problème dans tous les cantons, en vue d'un règlement politique global de la question des sans-papiers.

A La Chaux-de-Fonds, les sans-papiers organisent samedi soir une fête africaine à la Maison du Peuple. Selon Emmanuel. Farron, une liste des membres du collectif est en voie de constitution pour être remise au Conseil d'Etat. «On tient à la régularisation des membres du collectif dans le cadre d'une solution globale», a-t-il ajouté.

Discussions en vue

Dans l'église de Bellevaux, l'attente d'une régularisation de situation promise par le canton pour deux familles se fait de plus en plus pressante. «Nous espérons qu'après la rencontre avec le Conseil d'Etat prévue lundi, ces personnes pourront sortir de l'église, après y être restées plus de quatre mois», a déclaré Sandra Antrilli.

De son côté, le Conseil d'Etat neuchâtelois discutera mercredi de la situation des sans-papiers qui occupent la Maison du Peuple. Il devrait répondre aux revendications du comité de soutien portant sur une solution globale. Lundi, le Conseil d'Etat avait indiqué qu'il traiterait les dossiers individuellement.

swissinfo avec les agences

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