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Une météo changeante pour l'économie suisse

Directeur du KOF depuis 12 ans, Bernd Schips prendra sa retraite à la fin de l'année.

(Keystone Archive)

L’un des instituts de recherches conjoncturelles parmi les plus influents de Suisse révise ses prévisions à la hausse pour 2004, mais à la baisse pour 2005.

Le KOF table désormais sur une croissance de 1,6 % (au lieu de 1,4%) pour cette année et de 1,8 % (au lieu de 1,9%) pour l’an prochain.

Selon les experts: «La dynamique de la croissance atteindra son point culminant au tout début de l'année prochaine avant de se tasser progressivement».

Dans un communiqué publié mardi, le KOF de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) signale d'ailleurs un nouveau ralentissement pour 2006 avec une croissance de 1,5% seulement.

«La Suisse possède une économie ouverte de petite taille qui est dépendante de ce qui se passe dans le reste du monde», explique à swissinfo Bernd Schips, le directeur du KOF.

«Comme les taux de croissance vont légèrement baisser aux Etats-Unis et en Europe à l’avenir, il en sera de même en Suisse.»

Le rôle des exportations

Le fléchissement de la conjoncture internationale devrait en effet être préjudiciable à la demande en exportations. Aucune progression compensatoire n'est prévue en demande intérieure.

Les exportations de biens poursuivront leur expansion en grimpant de 7,6 % cette année, puis marqueront un léger repli en 2005 (+ 5,7 %) et en 2006 (+ 5,2 %). Les exportations de services progresseront de 1,7 % en 2004, puis de 1,2 % en 2005 et 2006.

Les dépenses des privés (environ 60 % du PIB) sont une autre composante primordiale de la demande finale. La consommation des ménages progressera de 1,4 % cette année et en 2005, mais ne s'inscrira qu'à plus 1,3 % en 2006.

Du côté des investissements en biens d'équipements, la progression se maintiendra jusqu'en 2006. Pour les entreprises, alors que les salaires nominaux augmenteront de 1,4 à 1,6 %, les biens d'équipement deviendront plus avantageux.

L'emploi n'évoluera plus

Si l'on peut s'attendre à un progrès de l'emploi d'ici à la fin 2004, la situation ne devrait plus guère évoluer durant les deux années suivantes. Les économistes du KOF prédisent un taux de chômage moyen de 3,9 % cette année, puis de 4 % en 2005 et 4,3 % en 2006.

L'institut note que l'amélioration du marché de l'emploi observée depuis la fin de l'année dernière ne s'est guère répercutée au niveau des salaires. Leur hausse a été aussi modérée qu'en 2003.

«Erreur de politique conjoncturelle»

Sur le plan de la politique fiscale, des mesures substantielles de restriction des dépenses ont été adoptées à l'échelle de la Confédération et de presque tous les cantons.

Pour la période 2004-2006, les recettes augmenteront de 2,8 %. Avec seulement 1,7 % de hausse, les dépenses connaîtront une progression nettement inférieure, d'où une nouvelle diminution de la quote-part de l'Etat.

Selon Bernd Schips, «la réduction escomptée des investissements publics, notamment, constitue la répétition d'une erreur de politique conjoncturelle déjà commise dans le passé».

Elle semble inappropriée au vu de la croissance économique modérée et de la persistance du chômage.

En matière de taux d'intérêts, la politique monétaire de la Banque nationale suisse (BNS) devrait consister en un simple relèvement d'un quart de point de la marge de fluctuation du Libor à trois mois.

L'objectif est de 0,75 % pour la fin de l'année, des relèvements progressifs pouvant le faire atteindre 1,5 % fin 2006.

Le brut à 40 dollars fin 2005

Quant à l'euro, il devrait céder un peu de terrain par rapport au franc, pour coter un peu en-deçà de 1,50 franc. Le prix du brut devrait atteindre environ 40 dollars d'ici à fin 2005, puis fléchir légèrement par la suite.

Mais la forte hausse des prix énergétiques affectera peu la demande intérieure dans les pays importateurs de pétrole.

«Le prix du baril de pétrole devrait rester stable l’an prochain, conclut Bernd Schips. De toute façon, celui-ci n’a pas vraiment d’importantes répercussions sur le taux de croissance et le taux d’inflation en Suisse.»

swissinfo avec les agences

Faits

Il y a peu, la Banque nationale suisse a annoncé un taux de croissance de près de 2% pour l’année 2004.
Il y a un mois, le KOF prévoyait un taux de croissance de 1,4% pour cette année et de 1,9% pour l’an prochain.
Le KOF indique que sa dernière prévision est moins une révision complète qu'une mise à jour basée sur quelques nouvelles données.

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En bref

- Selon le KOF, la croissance de l’économie suisse devrait atteindre 1,6% cette année, 1,8% en 2005 et 1,5% en 2006.

- Les exportations jouent un rôle primordial dans le scénario de l'institut conjoncturel zurichois.

- Les exportations suisses devraient avoisiner 7,6 % cette année, puis elles devraient marquer un léger repli en 2005 (+ 5,7 %) et en 2006 (+ 5,2 %).

- Les exportations de service progresseront de 1,7 % en 2004, puis de 1,2 % en 2005 et 2006.

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