Une nouvelle génération de managers

Les managers devraient se distinguer par la modestie et l'esprit de solidarité au lieu de la folie des grandeurs et l'égoïsme.

Ce contenu a été publié le 22 avril 2003 - 17:31

L'Union patronale suisse (UPS) réclame une nouvelle génération de managers.

Dans la dernière édition du journal de l'association faîtière, Fritz Blaser préconise un système revisité de recrutement pour les nouveaux dirigeants de sociétés.

Les facteurs humains, écrit le président de l'UPS, doivent jouer un rôle plus important lors du choix d'un manager.

Et d'ajouter que les primes ne devraient pas être accordées en fonction de l'évolution à court terme des marchés boursiers.

Fritz Blaser va jusqu'à se demander s'il ne convient pas de «ressortir du placard le fameux modèle suisse du patron libéral d'obédience calviniste.

Lors des entretiens d'embauches, écrit-il encore, les candidats devraient être testés sur leur culture générale et leur volontariat. «La formation enseigne la modestie.»

La responsabilité des entrepreneurs

Par le passé, cette simplicité a fait défaut, note Fritz Blaser. Qui dénonce des «salaires et indemnités de départ bizarres». Et qui parle également d'une «gigantesque» perte de confiance de la part de la population.

Conséquence de ces excès, le modèle économique en a pris pour son grade, lui aussi.

Le président de l'UPS craint, dès lors, pour l'influence de son association. D'ailleurs, souligne-t-il, dès que la communauté des entrepreneurs se mobilise derrière un projet, ses réformes semblent échouer.

Bref, pour Fritz Blaser, ce sont les entrepreneurs qui sont responsables de la torpeur des réformes, pas les syndicats.

Pour lui, il faut intégrer le fait que la liberté d'entreprise n'existe pas sans une responsabilité d'entreprise.

swissinfo et les agences

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