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Union sacrée autour de trois projets ferroviaires

Relier la gare genevoise de Cornavin (photo) à celle d'Annemasse en France voisine est l'un des trois projets d'importance nationale des CFF.

(Keystone)

Les cantons de Genève, de Zurich et du Tessin se sont alliés aux CFF pour sauver leurs projets de développement du rail, trois chantiers qualifiés d’importance nationale.

L’objectif est de convaincre le parlement suisse de voter en faveur d’une enveloppe de quelque 1,5 milliard de francs.

«En matière de politique des transports, le principal enjeu de ces prochaines années réside dans la maîtrise du trafic d’agglomération. Les centres urbains, en Suisse comme ailleurs, sont au bord de l’étouffement.»

Fort de ce constat, Benedikt Weibel soutient sans réserve les projets de RER (Réseau express régional) genevois, zurichois et tessinois. La solution la plus avantageuse, selon le patron des CFF, pour résoudre les problèmes de trafic.

Benedikt Weibel estime également que ces trois chantiers ont des retombées pour toute la Suisse. «Le développement des infrastructures ferroviaires à Zurich détermine la capacité de l’ensemble du réseau suisse», souligne-t-il.

Le canton de Zurich prévoit en effet de construire un tunnel sous la métropole zurichoise et une nouvelle gare. Ces équipements devisés à 1,45 milliard de francs permettront de désengorger la gare principale Zurich et de fluidifier le trafic ferroviaire sur l’axe Genève, Berne, Zurich, St-Gall.

Quant aux deux autres projets, ils permettent une meilleure connexion de la Suisse aux réseaux ferroviaires français et italiens, selon le patron des CFF.

Des projets transfrontaliers



Ainsi à Genève, le projet CEVA (950 millions de francs) prévoit la construction d’une ligne de train entre la gare de Cornavin (au centre de Genève) et celle d’Annemasse en France voisine. Cette ligne constitue l’épine dorsale d’un réseau de transports publics qui couvre l’ensemble d’une région qui va de Lausanne (canton de Vaud) à Annecy, dans le département français de Haute-Savoie.

Le canton du Tessin, lui, veut poser 7 kilomètres de voies ferrées entre Mendrisio et la ville italienne de Varese. Ce projet (180 millions de francs) permettra une liaison rapide de la région de Lugano avec l’aéroport milanais de Malpensa. Il devrait également améliorer la connexion du Tessin avec la Suisse romande et Berne via le tunnel du Simplon.

«Ces trois projets touchent directement près de 4 millions de personnes», souligne Robert Cramer, président du gouvernement genevois.

«Ils constituent un facteur déterminant pour le développement économique de ces trois régions qui englobent les deux principales villes de Suisse», renchérit Bendikt Weibel.

Restrictions budgétaires



Reste maintenant à convaincre la Confédération d’allonger quelque 1,5 milliard de francs en guise de participation à ces projets. Or, dans un premier temps, le gouvernement suisse avait décidé de renvoyer ce financement à des jours meilleurs. Et ce, pour cause de compression budgétaire.

Raison pour laquelle les trois cantons – avec l’appui des CFF, l’opérateur national du transport ferroviaire – ont décidé au début du mois d’unir leurs forces pour plaider leurs dossiers à Berne, la capitale.

Et le 20 septembre prochain, les présidents des trois cantons rencontrent le ministre suisse des transports, Moritz Leuenberger. Suite à ces entretiens, les trois projets devraient être inscrits dans la prochaine Convention de prestation entre les CFF et la Confédération. Un budget qui couvre les années 2007 à 2010.

Selon Robert Cramer, cette formule de financement ne portera pas ombrage aux autres projets ferroviaires helvétiques.

«Ces trois projets sont également les plus avancés de tous. Tout retard dans leurs accomplissements engendrerait des coûts supplémentaires», ajoute, pour sa part, Benedikt Weibel.

Le financement du chantier genevois est en effet assuré jusqu’à la fin 2006, un an plus tôt pour les deux autres projets. La suite des travaux, soit le gros œuvre, dépend donc de la manne fédérale.

Et c’est au parlement suisse que revient la tâche d’approuver ou non l’octroi de cette enveloppe de quelque 1,5 milliard de francs.

Selon le patron de CFF, les trois cantons ont eu raison d’unir leurs forces pour obtenir le feu vert du parlement.

Un point de vue que ne partage pas l’ancien parlementaire Jacques Neirynck. Ce professeur de l’EPFL ne discute pas l’importance des trois RER. «Mais,ajoute Jacques Neirynck, nous assistons – avec ces alliances intercantonnales – à l’émergence d’un troisième niveau de décision entre le canton et la Confédération.»

Avant de conclure: «Je crains que cela nuise au bon fonctionnement de notre système fédéral.»

swissinfo, Frédéric Burnand à Genève

En bref

- La Confédération consacre chaque année environ 2,5 milliards de francs aux projets ferroviaires.

- Elle verse aussi plus d’un milliard par année aux CFF.

- Les principaux projets sont les liaisons transversales alpines (30,5 milliards), les raccordements aux TGV (1,3), les mesures anti-bruit (1,8) et la 2ème tranche de Rail 2000 (9).

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