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Vevey honore toujours saint Martin, au nom du partage

Le menu de la Saint Martin s'articule autour du cochon et rend honneur aux producteurs ruraux.

(Keystone)

Vevey organisait mardi sa 531ème foire de la Saint-Martin. L´origine de la célébration remonte à la nuit des temps, lorsque les paysans venaient, à l´aube de l´hiver, troquer leurs biens en ville. Aujourd´hui, la fête conjugue solidarité et ripailles.

La foire de la Saint-Martin fait largement partie de la liste des traditions séculaires qui perdurent, à en juger ses origines lointaines. Le Jura la fête le 11 novembre, jour où traditionnellement le cochon était tué et apprêté dans les fermes.

La véritable tradition de la Saint-Martin, par contre, remonte au temps où «les paysans venaient une fois par année à la rencontre des citadins. Ce jour très important permettait de troquer ses biens contre d'autres, car l'argent faisait cruellement défaut», explique Patrick Henry, responsable de l'Office du tourisme de Vevey, et figurant saint Martin à la fête des vignerons 1999.

Ainsi, le monde de la campagne s'installait en ville avec veaux, vaches et cochons, afin de les échanger aux citadins. D'autres produits de traditions artisanales comme le pain ou le fromage étaient également proposés.

«Cette journée de troc permettait aux paysans de repartir chez eux avec des produits de première nécessité qu'ils ne pouvaient se payer autrement», ajoute M. Henry.

Aujourd'hui, Vevey veut redorer le blason de cette fête qui fait honneur à ce saint mythique. St Martin avait coupé son manteau en deux pour le donner aux pauvres. Mais cette tradition - si elle a traversé les siècles - a eu des moments d'oubli. Et ceci aussi bien en Ajoie qu'à Vevey.

C'est pourquoi cette journée de foire se veut plus festive qu'un temps, sans oublier sa fonction première, soit la notion de partage. Avant de faire ripaille, la journée est marquée par un grand cortège. Celui-ci fait revivre saint Martin sur son cheval ainsi que le geste du partage de son manteau.

Cette scène, agrémentée de joutes orales - une autre tradition qui permet de garder son esprit critique - est un appel au bon cœur de la population. Celle-ci est ensuite invitée à offrir ses dons à de nombreuses associations caritatives.

Mais faire la Saint-Martin sans s'offrir les multiples cochonnailles disponibles serait presque un sacrilège! Le menu de la Saint Martin s'articule autour du cochon - bien entendu - et doit rendre honneur aux producteurs ruraux, qui à l'époque transformaient eux même leurs porcs en cochonnailles.

Ce menu demeure très traditionnel. Il présente des spécialités uniques comme les atriaux, les boudins, les pâtés, sans oublier la choucroute, qui depuis des siècles donne la possibilité aux cuisiniers de présenter dans ce plat tous les morceaux nobles de la bête.

Jean-Louis Thomas

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