Visite de Joseph Deiss à Londres

Le ministre suisse des affaires étrangères a rendu visite mercredi à son homologue britannique Robin Cook. Au menu des entretiens : la place de la Suisse en Europe et la nouvelle donne politique suisse après la victoire de la droite populiste.

Ce contenu a été publié le 27 octobre 1999 - 18:26

Le ministre suisse des affaires étrangères a rendu visite mercredi à son homologue britannique Robin Cook. Au menu des entretiens : la place de la Suisse en Europe et la nouvelle donne politique suisse après la victoire de la droite populiste.

Le chef de la diplomatie helvétique était très attendu dans la capitale britannique, trois jours après la progression spectaculaire de la droite dure à l'occasion des élections législatives en Suisse.

Durant l'entretien bilatéral avec Robin Cook, Joseph Deiss a bien sûr évoqué les grandes questions du moment, politique de l'asile, crise des Balkans, élargissement de l'Union Européenne et ratification des bilatérales.

Mais il a aussi été question du «choc Blocher». A la question d'un journaliste britannique, qui lui demandait si l'UDC (Union démocratique du centre), pouvait désormais prétendre à un second siège au Conseil Fédéral, Joseph Deiss a répondu que ce n'était pas «à un ministre du gouvernement de commenter la situation post-électorale, même si je suis le premier concerné». Démocrate-chrétien, Joseph Deiss pourrait – le conditionnel est de rigueur - perdre sa place quand le parlement réélira l'exécutif en décembre prochain.

Toujours sur le sujet des élections, le ministre des affaires étrangères a insisté sur les différences qui existent entre les situations suisse et autrichienne. On ne peut pas forcément comparer la poussée de l'extrême-droite de Jörg Haider en Autriche avec celle de l'UDC en Suisse, a dit Joseph Deiss, «parce que les citoyens suisses gardent, après des élections, un certain contrôle sur leurs élus au moyen du droit de référendum et d'initiative». Enfin, le chef de la diplomatie s'est fait rassurant envers ses hôtes, en leur disant qu'il ne fallait pas «surévaluer» la nouvelle donne politique en Suisse.

Philippe André

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