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Les spécialistes en logistique sont de vrais "architectes du transport". De tous les transports. Panalpina

Pays à la topographie difficile, la petite Suisse forme de vrais experts en transport de marchandises, actifs bien au-delà de ses frontières.

Este contenido fue publicado el 15 noviembre 2006 - 11:32

Kuehne+Nagel à Zurich et Panalpina à Bâle comptent aujourd'hui parmi les géants mondiaux de la logistique. Coup de projecteur sur le second nommé.

«Le transport de marchandises n'est pas une affaire nationale, explique Martin Spohn, porte-parole de Panalpina. Notre branche n'est pas très connue du grand public, mais pourtant, elle est un pilier essentiel de l'économie globalisée».

Sise à Bâle, l'entreprise "pèse" plus de 8 milliards de francs suisses de chiffres d'affaires brut. Elle travaille dans le monde entier et ses tâches vont bien au-delà du simple transport de containers d'un point à un autre, que ce soit par voie de terre, de mer ou des airs.

Une entreprise moderne de logistique se définit plutôt comme "architecte du transport", qui conçoit la prise en charge des marchandises de son client au sein d'une chaîne dont les composants

sont de plus en plus intégrés. Evolution rendue possible notamment grâce à Internet.

Comme ses clients, l'expéditeur externalise aujourd'hui nombre de ses prestations: il organise les transports ou les initie en tant que "broker" (courtier en transports), mais ne les accomplit pas lui-même.

Camions, wagons, bateaux, avions ou entrepôts ne lui appartiennent pas. Il les loue, afin de toucher le moins possible à son capital.

Compétences multiples

Au niveau mondial, la logistique reste un secteur extrêmement fragmenté. Même les géants de la branche ne dépassent pas 8 à 9% de parts de marché.

Une chance pour les entreprises qui arrivent à se démarquer grâce à leur "swiss touch". Les quelques grands noms de la branche ont certes leur siège en Suisse, mais rien qu'à Bâle, capitale locale de la logistique, on compte entre 70 et 80 petites sociétés.

Le succès des Suisses dans ce domaine a d'abord des raisons historiques. «Très tôt, nous avons dû organiser des transports par-delà les frontières. De quoi armer les entreprises d'expédition helvétiques pour les affaires complexes», explique Martin Spohn.

Autre facteur d'explication: le système de formation professionnelle basée sur l'apprentissage, qui donne aux experts suisses une vaste gamme

de compétences. Selon le porte-parole de Panalpina, c'est grâce à lui que de si nombreux Suisses occupent aujourd'hui des fonctions dirigeantes dans des entreprises de renom, suisses ou étrangères.

Seule l'Allemagne connaît également une filière d'apprentissage en expédition. Dans les pays anglo-saxons en revanche, c'est la méthode "learning by doing" qui prévaut, «avec tous les désavantages que cela implique», selon Martin Spohn.

Créativité

Mais c'est d'abord en Suisse que les entreprises de logistique du pays ont dû faire leurs preuves, rappelle le porte-parole.

Plus le trajet est complexe, plus le spécialiste doit faire preuve de créativité pour trouver le bon chemin. Ici, un savoir-faire à la fois académique et pratique s'avère bien plus efficace que quelques années d'expérience amassées au sein d'un système de "learning by doing".

Les Suisses seraient aussi moins "patriotes primaires" que d'autres: ils savent qu'ils ont besoin de l'expérience accumulée à l'étranger.

En effet, si les jeunes de l'Union européenne peuvent travailler sans problème dans un autre pays de l'Union, les Suisses devaient, jusqu'à la récente entrée en vigueur des accords bilatéraux, passer par une entreprise partenaire pour obtenir une autorisation de travailler à l'étranger.

Constance et bonus chinois

Au niveau mondial, Panalpina mise sur la stabilité des pays dans lesquels elle travaille. «Un revirement conjoncturel de courte durée ne nous fera pas fermer une représentation à l'étranger, explique Martin Spohn. Nous préférons attendre la reprise sur place».

Dans ce domaine, la confiance en ses partenaires et les contacts personnels peuvent se révéler vitaux. Et cela ne fonctionne qu'avec une réflexion à long terme.

C'est grâce à cette philosophie que les Suisses peuvent aujourd'hui engranger leur "bonus chinois", gage de croissance assurée.

Les Suisses sont depuis longtemps en Chine, où ils travaillent avec leurs employés expatriés mais aussi avec des partenaires locaux, comme l'imposait encore récemment la législation. Un gros avantage par rapport aux concurrents qui doivent tout bâtir en partant de zéro.

swissinfo, Alexander Künzle (Traduction de l'allemand: Ariane Gigon Bormann)

Contexto

A l'instar de nombreuses activités typiquement suisses, la logistique est un domaine qui dépend fortement du facteur humain.

La filière d'apprentissage telle qu'elle existe en Suisse offre à la branche une relève professionnelle plus solide que dans les pays qui pratiquent le "learning by doing".

Panalpina emploie 13'000 personnes dans le monde, répartis en 500 représentations dans 80 pays.

La moitié du chiffre d'affaires net de 6,9 milliards de francs suisses est générée par les transports aériens et 2,4 milliards proviennent du convoyage sur mer.

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Datos clave

Une entreprise d'expédition fait bien plus qu'organiser le transport de marchandises sur mer, dans les airs, sur rail ou sur route.
Elle se charge de toutes les formalités d'assurance et de sécurité.
Elle doit maîtriser toutes les méthodes de paiement bancaire.
Elle doit comprendre les règles du commerce international et des flux de marchandises, et connaître parfaitement la géographie mondiale.
La connaissance des produits transportés est également un atout. Elle peut déboucher sur la découverte d'une niche ou d'une spécialisation.
La maîtrise de plusieurs langues étrangères est évidemment incontournable.

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