Etude d’Oxfam sur le fossé de la pauvreté En Suisse aussi, on ne donne qu’aux riches


Par
Marguerite Meyer et Kai Reusser


En Suisse aussi, la répartition de la richesse est très inégale.

En Suisse aussi, la répartition de la richesse est très inégale.

(Keystone)

Au niveau mondial, une poignée de super-riches possède autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, confirme la dernière étude de l’organisation d’entraide Oxfam. Et en Suisse aussi, la répartition de la richesse est très fortement inégalitaire.

Bill Gates, Amancio Ortega, Warren Buffett, Carlos Slim, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg, Larry Ellison, et Michael Bloomberg sont, selon l’étude d’OxfamLien externe (publiée alors que s’ouvre le Forum de Davos), les huit hommes les plus riches du monde. Ensemble, ils possédaient l’année dernière 426 milliards de dollars, tandis qu’à l’opposé, près de 3,6 milliards d’êtres humains se partageaient à peine 409 milliards de dollars.

Les données de l’étude d’Oxfam du 16 janvier se basent sur le Credit Suisse Global Wealth Databook 2016Lien externe et sur la liste des milliardairesLien externe du magazine Forbes.

Mais ces inégalités criantes ne sont pas que la marque d’un fossé nord-sud, elles se retrouvent pratiquement à l’intérieur de chaque pays, même les plus riches comme la Suisse. Un coup d’œil sur les donnéesLien externe de la situation économique et sociale de la population de l’Office fédéral de la statistique suffit pour s’en convaincre.

Malgré cela, les Suisses font tout de même globalement partie des plus privilégiés: en moyenne, ils sont 11 fois plus riches que le reste du monde.

Au sommet de la liste des personnes les plus riches de Suisse, on trouve la famille Kamprad, du fondateur d’Ikea, l’investisseur helvético-brésilien Jorge Lemann et les familles Hoffmann et Oeri, de l’industrie pharma bâloise.

(swissinfo.ch)



(Traduction de l'allemand: Marc-André Miserez)

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