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Georges Glatz dans le collimateur de Paris

Georges Glatz a mis à plusieurs reprises en cause la justice française.

(Keystone)

Le président du Comité international pour la dignité de l'enfant a évoqué en mars dernier un «charnier d'enfants» en région parisienne.

A partir de ce moment, la justice française a considéré que le Suisse Georges Glatz avait dépassé les bornes.

«La mise à l'écart de Georges Glatz par le canton de Vaud a été prise depuis mai. Et dès juin, nous avions l'assurance que le président du Comité international pour la dignité de l'enfant (CIDE) serait inculpé», affirmait il y a plusieurs jours un interlocuteur français à swissinfo.

Une déclaration faite avant que Georges Glatz quitte le Service de protection de la jeunesse (SPJ), dont il était l'un des directeurs adjoints. Et qu'il soit inculpé de complicité d'enlèvement de personnes de moins de 16 ans.

Y-a-t-il eu une pression française sur la Suisse? Nous n'avons pas d'éléments pour l'affirmer. Mais une chose est sûre: Paris est en contact quasi-quotidien sur «le dossier Glatz» avec Berne et Lausanne.

«Le président du CIDE a mis en cause à de multiples reprises des juges et des procureurs, les soupçonnant de couvrir des réseaux pédophiles. Comment voulez-vous que le ministre ne défende pas ses fonctionnaires?», commente un conseiller de Dominique Perben, le nouveau Garde des Sceaux.

L'intérêt supérieur de l'Etat

Dès le mois de mars, la France a fait savoir à la Suisse qu'elle ne tolèrerait pas qu'une décision de justice soit remise en cause dans un pays voisin et ami.

Il s'agit notamment du cas de Bozena Borowiec, condamnée à Paris à un an de prison, et réfugiée avec sa petite fille en Suisse.

Cette mère, qui a soustrait l'enfant à son père, l'accusant d'abus sexuels, est actuellement détenue à Berne. Elle attend son extradition vers l'Hexagone.

Notre interlocuteur au ministère de la Justice évoque même «l'intérêt supérieur de l'Etat». Contester une décision de justice française pourrait entraîner de la part de la France des représailles.

Pourquoi contraindre un père français à verser une pension alimentaire à son ex-épouse suisse? Et pourquoi exécuter un mandat d'arrêt international adressé par Berne à Paris?

Pas de charniers d'enfants

Pascal Vivet a longtemps été chargé de l'enfance dans le département de Seine-et-Marne. Le fondateur de l'Association française pour les droits de l'enfant ne conteste pas que des dossiers puissent disparaître dans des tribunaux français concernant des affaires de pédophilie.

«Mais il n'y a pas de grand plan machiavélique en France pour protéger les pédophiles», proteste-t-il.

Georges Glatz a affirmé en mars 2002 sur la chaîne de télévision France 3 qu'il existait «un charnier d'enfants en banlieue parisienne sans jamais en apporter la moindre preuve», note cet éducateur spécialisé.

Pascal Vivet reproche au président du CIDE, et député vaudois, de ne traquer les pédophiles que hors de Suisse. «Or, je connais au moins quatre cas graves qui se sont passés dans la Confédération», ajoute-t-il.

swissinfo/Ian Hamel

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