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Le peuple devra se prononcer sur la solution des délais


Le parti démocrate-chrétien (PDC) et la Société suisse pour la protection de la vie avant la naissance (GLS) ont déposé mercredi leur référendum contre la solution des délais. Ils ont dû s'unir pour parvenir à récolter un minimum de 53 000 signatures.

Les deux comités référendaires ne veulent ni de la solution des délais telle que prévue dans la nouvelle loi, ni d'une interdiction totale de l'avortement comme le demande l'initiative «pour la mère et l'enfant».

Le PDC et la GLS estiment que la consultation d'un seul médecin et l'invocation d'une situation de détresse ne suffisent pas pour permettre un avortement. Ils souhaitent une réglementation plus stricte que la solution des délais de 12 semaines, jugée trop libérale.

Le référendum du PDC a recueilli 32 000 signatures environ, celui de la GLS près de 22 000, a indiqué mercredi le conseiller national valaisan Jean-Michel Cina, président du comité référendaire démocrate-chrétien. La mise en commun des signatures a donc été nécessaire pour faire aboutir le référendum.

Face à l'échec du référendum du PDC, Jean-Michel Cina a avancé plusieurs raisons. Selon lui, la solution proposée par le comité référendaire n'est pas simple et demande un énorme travail d'information qui n'a pas pu être fait, faute de temps essentiellement.

De plus, le PDC a dû faire face à la concurrence de nombreux comités référendaires mieux organisés, notamment avec des carnets d'adresses de militants à disposition. Enfin, le PDC invoque encore son manque d'expérience en matière de récolte de signatures.

De leur côté, l'association «Oui à la vie» et l'Aide suisse pour la mère et l'enfant (ASME), épaulées par un comité catholique, ont récolté près de 110 000 signatures. Elles les remettront jeudi à la Chancellerie fédérale.

swissinfo avec les agences

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