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Najib Bourkhis (20 ans), Tunisie «La démocratie se développe peu à peu en Tunisie»

La démocratie l’emportera sur la menace terroriste en Tunisie, affirme Najib Bourkhis. Cet étudiant de 20 ans domicilié à Djerba est l’une des nouvelles voix de la Cinquième Suisse qui ont donné vie au Parlement des jeunes Suisses de l’étranger (PJSE). Dans une série d’interviews, swissinfo.ch donne la parole à 11 membres du comité.

Najib Bourkhis, 20 ans, est étudiant.

Najib Bourkhis, 20 ans, est étudiant.

(zvg)

swissinfo.ch: Quel est votre objectif en tant que membre du nouveau Parlement des Jeunes Suisses de l’étranger? Que voulez-vous atteindre, en Suisse mais aussi en Tunisie, qui est votre pays de résidence? 

Najib Bourkhis: Etre membre du PJSE représente une grande opportunité pour entrer en contact avec d’autres jeunes Suisses de l’étranger de notre génération et d’autres cultures du monde entier.

Najib Bourkhis: J’ai 20 ans et je suis né à Herisau, dans le canton d’Appenzell Rhodes Extérieures, en 1995. J’y ai vécu mes premières six années et fréquenté la première année d’école enfantine. Ma famille a déménagé à Djerba, en Tunisie, où j’ai poursuivi ma scolarité et obtenu la maturité à l’âge de 15 ans. En 2015, je suis revenu en Suisse pour compléter mes études. Mais avant de le faire, j’ai dû suivre un cours d’allemand.

Je suis un grand passionné de photographie et j’apprends encore à faire des courts-métrages. Mes autres hobbies sont la politique, la musique, les excursions, la psychologie, la natation et le sport en général.

En plus d’avoir la citoyenneté suisse, j’ai aussi des liens avec des parents en Suisse. 

(swissinfo.ch)

En Suisse, j’aimerais, par le biais du PJSE, réussir à motiver les jeunes à prendre part aux votations, car nous avons besoin de chaque vote pour faire des progrès.

D’autre part, en Tunisie, j’aimerais lancer un parlement des jeunes Suisse, afin que tous puissent participer à la politique et avoir l’opportunité de connaître un peu mieux leurs droits politiques.  

swissinfo.ch: Où en est-on en matière de démocratie directe dans votre pays de résidence? Y a-t-il des instruments qui vous plaisent particulièrement? Ou alors qui vous manquent? 

N. B. : Il n’y a pas de démocratie directe en Tunisie. Nous vivons dans un système démocratique seulement depuis la révolution de 2011. 

Le 23 novembre 2014, nous avons eu notre première élection présidentielle démocratique. C’est un grand pas pour aller de l’avant. La démocratie se développe peu à peu en Tunisie.  

swissinfo.ch: Dans la plupart des pays, la participation aux élections et votations est plus faible chez les jeunes que chez les autres classes d’âge. La démocratie directe n’est-elle pourtant pas l’instrument idéal pour les jeunes de faire passer leurs besoins et idées sur le plan politique? 

Une plateforme pour les jeunes Suisses de l’étranger

Le Parlement des jeunes Suisses de l’étrangerLien externe (PJSE) n’existe que depuis quelques mois. Le siège des travaux parlementaires est internet: les débats et les échanges entre les quelque 350 membres, disséminés sur tous les continents, se passent au travers des réseaux sociaux et de skype. 

swissinfo.ch a interviewé 11 jeunes Suisses de l’étranger qui sont membres du comité du PJSE, pour prendre en particulier la température sur la démocratie directe dans leurs pays respectifs de résidence et en Suisse. 

N. B. : L’une des principales raisons pour lesquelles les jeunes votent moins que les autres tranches d’âge est que les sujets des votations sont un peu difficiles à comprendre. 

La démocratie directe pourrait être une bonne solution pour surpasser cette réticence et donner aux jeunes l’opportunité de communiquer leurs besoins et leurs idées politiques.

swissinfo.ch: L’Europe, en particulier depuis les attentats de Paris, est sous la menace du groupe terroriste Etat islamique. La lutte contre les extrémistes islamiques, qui implique une limitation des libertés individuelles, représente-t-elle un danger pour les démocraties?  

N. B. : Le terrorisme ne peut jamais l’emporter sur la liberté d’expression. Notre pouvoir vient du peuple, alors que les terroristes dépendent du pouvoir de leur leader. Lorsque l’un d’entre nous tombe, nous pouvons encore continuer à nous battre. Mais lorsque leur leader tombe, tous les terroristes tombent avec lui. 


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