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Scandales à la FIFA


La commission d’éthique distribue les cartons à Blatter et Platini


Par swissinfo.ch et les agences


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Joseph Blatter, président démissionnaire de la FIFA, et Michel Platini, président de l'UEFA et candidat à la présidence de la FIFA, ont été suspendus 90 jours jeudi par la commission d'éthique de la FIFA, alors que l'instance suprême du foot est cernée par les scandales en tout genre.

Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour Michel Platini (à gauche) et Sepp Blatter. (Keystone)

Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour Michel Platini (à gauche) et Sepp Blatter.

(Keystone)

Par ailleurs Chung Mong-joon, ancien vice-président de la FIFA et candidat à la présidence de la FIFA, a été suspendu pour six ans de toute activité liée au football. Jérôme Valcke, secrétaire général de la FIFA déjà relevé de ses fonctions mi-septembre, a été suspendu provisoirement 90 jours.

La présidence par intérim a été confiée à Issas Hayatou, patron du football africain.

Procédure pénale

Joseph Blatter fait l'objet d'une procédure pénale suisse, notamment pour un versement en 2011 de deux millions de francs suisses à Michel Platini, président de l'UEFA.

Le président Blatter est également accusé par la justice d'avoir «signé un contrat défavorable» à la FIFA avec l'Union caribéenne de football. Il aurait vendu très en-dessous des prix du marché les droits de diffusion TV des Coupes du monde 2010 et 2014.

Quant à Chung, on lui reproche d'avoir voulu favoriser la Corée du Sud dans l'attribution du Mondial 2022, finalement octroyé au Qatar.

Président de la FIFA depuis 1998, «Sepp» Blatter, 79 ans dont 40 ans à la FIFA, avait remis son mandat à disposition le 2 juin, quatre jours après sa réélection, en raison du scandale de corruption qui venait d'éclabousser l'instance du football mondial.

Réaction 

La Commission d'éthique de la FIFA «n'a pas respecté» ses propres règles en infligeant une suspension de 90 jours au président Joseph Blatter sans l'entendre au préalable, a réagi ce dernier par le biais de ses avocats. 

«Le président Blatter est déçu que la Commission d'éthique n'ait pas suivi le code d'éthique et le code disciplinaire» qui offrent à une personnalité mise en cause la possibilité «d'être entendue», est-il écrit dans le communiqué de ses avocats suisse et américain. 

Pour les avocats, «la Commission d'éthique a basé sa décision sur une mauvaise interprétation de l'action engagée par le procureur général suisse». 

«Le procureur sera dans l'obligation, de par la loi, de renoncer à la procédure dans le cas où l'enquête, ouverte depuis deux semaines, n'établit pas de preuve suffisante», estiment encore les avocats.

Course à la succession relancée

Cette décision pourrait bouleverser la donne pour l'élection du prochain président, le 26 février, avec la mise hors-jeu du sortant et des deux principaux prétendants à sa succession. La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 26 octobre.

Une décision de suspension est certes susceptible d'appel devant la commission des recours de la FIFA, puis devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne, mais sans effet suspensif. Une suspension, même de 90 jours, ou une interdiction d'activité liée au football, empêche donc Platini et Chung de se présenter à l'élection du 26 février.

Ce qui ne laisse plus sur le terrain que des postulants de second ordre. Pour l'heure, le prince jordanien Ali bin Al Hussein, l'ancienne star du football brésilien Zico et le président de la Fédération du Liberia, Mussa Bility, ont fait acte de candidature, sans forcément avoir les parrainages nécessaires.

Un outsider pourrait également se lancer dans la course: le Sud-Africain Tokyo Sexwale, ancien compagnon de cellule de Nelson Mandela, nommé récemment à la tête du Comité de surveillance de la FIFA pour Israël et la Palestine.



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