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Statistiques


Un peu moins d’immigrés européens en Suisse


Par swissinfo.ch et la RTS (Téléjournal du 05.07.2016)


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Dans certains secteurs, comme la construction de tunnels, le nombre de travailleurs européens reste important.  (Keystone)

Dans certains secteurs, comme la construction de tunnels, le nombre de travailleurs européens reste important. 

(Keystone)

Selon les derniers chiffres publiés par le Secrétariat d’Etat à l’économie, l’immigration européenne a légèrement fléchi au cours des derniers mois. La cause du phénomène est surtout à rechercher du côté du ralentissement de l’économie dû à l’appréciation du franc. Pour autant, le solde migratoire est resté élevé en 2015 avec 71'000 nouveaux arrivants, dont 67% en provenance de l’UE. 

Le 9 février 2014, le peuple avait accepté l’initiative «Contre l’immigration de masse», afin de diminuer l’afflux de travailleurs étrangers en Suisse. Cette initiative, qui devrait être mise en œuvre d’ici le 9 février 2017, suscite des tensions avec l’Union européenne et rien ne concret n’a pour l’heure été décidé.

Mais plus que de la politique, la limitation voulue par le peuple pourrait venir des conditions économiques. Selon les chiffres publiés par le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), la Suisse comptait 47'800 citoyens européens de plus en 2015. Bien qu’encore largement positif, ce solde est en recul d’environ 3000 personnes par rapport à 2014. Et ce recul se poursuit en s’accentuant. Pour les cinq premiers mois de 2016, l’immigration nette en provenance de l’UE a été inférieure de 4800 personnes par rapport à la même période de l’année précédente.

Les statistiques montrent cependant que l’évolution est contrastée selon les branches. L’immigration a encore connu une évolution dans le domaine social et de la santé. En revanche, «l’immigration brute a particulièrement reculé dans les branches exposées aux fluctuations des taux de change», écrit le Seco. En d’autres termes, dans les secteurs fortement liés aux exportations.

Le Seco remarque encore que les ressortissants européens installés en Suisse sont plus fortement touchés par les tendances négatives de l’appréciation du franc. Ils sont plus souvent touchés par le chômage que les Suisses.






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