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« Plus jamais ! »

Samuel Schmid ne nie pas les erreurs du passé.

(Keystone)

La Suisse aussi a le devoir de se souvenir de la Seconde Guerre mondiale, a dit le président Samuel Schmid à l’occasion du 60e anniversaire de l’armistice.

Il a également rappelé que si de nombreux réfugiés ont pu trouver refuge en Suisse au cours de ces années terribles, d’autres ont également été refoulés et renvoyés à la mort.

Dans une allocution retransmise dimanche à la radio et à la télévision, le président de la Confédération a appelé les Suisses à «s'opposer à toute nouvelle tendance extrémiste et totalitaire et à toute forme d'antisémitisme ou de racisme», afin que «ces chapitres tragiques ne puissent plus jamais se répéter».

Evoquant «la fin d'une des plus grandes catastrophes ayant frappé l'humanité», Samuel Schmid a rendu hommage à «toutes celles et à tous ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie» pour la liberté et qui ont permis d’épargner au monde l’avènement d’une «dictature raciale».

Pensant aux six millions de juifs et à tous les autres humains «odieusement assassinés» dans les camps de concentration», le président de la Confédération a rappelé le «prix énorme» payé par les Etats «agressés par les nazis», sans oublier les populations des pays dont les dirigeants ont déclenché la guerre.

Rôle de la Suisse: ombres et lumière

Samuel Schmid a aussi rendu hommage aux vétérans mobilisés en Suisse, une Suisse qui peut se pencher «avec fierté» sur les années de guerre, «car l'ordre démocratique s'est imposé».

Et de remercier les vétérans mobilisés, «prêts au besoin à engager le combat par les armes», ainsi que tous les hommes et les femmes de cette génération, qui ont «fait face aux années de guerre, marquées par les privations».

Le président n’a pas fait l’impasse sur les «chapitres difficiles», comme la fermeture de la frontière en 1942. Des milliers de réfugiés ont malheureusement été refoulés, mais il est également vrai que des centaines de milliers de persécutés ont trouvé accueil et refuge en Suisse, qui est restée «fidèle à sa tradition humanitaire».

Plutôt que de condamner les dirigeants «confrontés à l'époque à une situation difficile, notre devoir consiste à nous souvenir», a souligné Samuel Schmid. Ce souvenir comprend l'amour de la vérité, la compréhension à l'égard d'un autre temps et de ses problèmes, la recherche des causes et du sens des choses.

Et finalement, «quelle que soit la conclusion à laquelle nous aboutirons», une chose demeure: «un sentiment de reconnaissance et le respect dû aux actions de la génération qui a vécu cette sombre période».

Lundi à Moscou


Lundi, Samuel Schmid se rendra à Moscou pour représenter la Suisse aux célébrations marquant le 60e anniversaire de la fin de la guerre. Avec de nombreux autres chefs d'Etat, il sera reçu par le président russe Vladimir Poutine au Kremlin avant d'assister, sur la Place Rouge, à la fête anniversaire et à la grande parade

swissinfo et les agences

En bref

- La Seconde Guerre mondiale a été le plus grand et le plus meurtrier conflit de l’histoire de l’humanité.

- Elle a fait près de 60 millions de morts, dont 20 millions de civils.

- Elle a commencé en Europe par l’invasion allemande en Pologne du 1er septembre 1939 et dans le Pacifique par l’attaque japonaise sur la base américaine de Pearl Harbour le 7 décembre 1941.

- La guerre s’est terminée en Europe le 8 mai 1945 par la capitulation de l’Allemagne et en Asie par celle du Japon le 14 août 1945.

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