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100 000 cartes postales pour sauver les services publics

Alessandro Pelizzari, de attac-suisse, défend les services publics dans une coalition de syndicalistes et de tiers-mondistes.

(Keystone)

La Déclaration de Berne se mobilise contre le «bradage mondial» des services publics, thème qui est discuté par l'Organisation mondiale du commerce. Pour faire entendre ses revendications, elle enverra 100 000 cartes postales au ministre de l'économie Pascal Couchepin.

Les Etats membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) renégocient depuis février l'Accord général sur le commerce des services (AGCS). Or ces négociations inquiètent grandement la gauche, les syndicats, les organisations non gouvernementales (ONG) et les mouvements tiers-mondistes.

Ces pourparlers risquent selon eux de déboucher sur une libéralisation excessive. «Nous refusons de soumettre à l'OMC et au primat du commerce les domaines relevant prioritairement des services publics», a déclaré, mardi à Berne, Eric Decarro, président du Syndicat des services publics (SSP).

La Déclaration de Berne, soutenue par des syndicats et des ONG, veut donc faire connaître son cahier de doléances à Pascal Couchepin. Via ses cartes postales, elle demande notamment au conseiller fédéral de mettre les services publics hors de portée de l'OMC.

Il s'agit de faire un lien entre les négociations au sein de l'OMC et le mouvement de résistance des citoyens, explique Alessandro Pelizzari d'attac-Suisse (Association pour une taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens).

Divers mouvements, comme la levée de boucliers contre la suppression d'offices postaux, montrent en effet que la population entend mettre un frein au processus de démantèlement des services publics.

Mais surtout, la Déclaration de Berne souhaite un peu plus de transparence de la part du gouvernement. Les négociations en cours se feraient selon elle d'une façon «totalement opaque et peu démocratique».

La Déclaration de Berne demande donc que les citoyens soient mieux informés sur les négociations en cours et que le sujet soit débattu publiquement.

Olivier Pauchard, Palais fédéral


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