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A Bruxelles, Pascal Couchepin expose sa vision des prochaines bilatérales

Pascal Couchepin a rencontré cinq membres de la Commission européenne, dont son président, Romano Prodi, afin d’expliquer comment la Suisse voit les futurs accords qu’elle pourrait conclure avec l’UE.

Ce contenu a été publié le 23 mai 2000 - 20:20

L’objectif du conseiller fédéral Pascal Couchepin à Bruxelles, c’était «fêter pendant trente secondes, puis passer aux affaires suivantes». La célébration du «oui» suisse aux accords bilatéraux s’est un tout petit peu prolongée. Le temps de s’assurer que tout le monde est d’accord sur la signification du vote. Un vote qui porte «sur les accords bilatéraux et rien d’autre», Pascal Couchepin l’a dit une nouvelle fois.

Les affaires suivantes, ce sont les futurs sujets de négociation entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Il y a d’abord les domaines cités en annexe des accords bilatéraux, le libre-échange des produits agricoles transformés et la participation helvétique à diverses agences européennes. Jusque-là, Européens et Suisses semblent sur la même longueur d’onde.

Les problèmes surgissent au chapitre de la lutte contre la fraude, la contrebande de cigarettes notamment. Chris Patten, commissaire aux relations extérieures, a toujours présenté le règlement de ce problème par la Suisse comme un préalable à toute autre négociation. Selon Pascal Couchepin, qui n’a pas rencontré Chris Patten ce mardi, aucun de ses interlocuteurs n’a évoqué cette condition. Ce serait d’ailleurs «peu logique», dit-il, puisque l’Union s’est engagée à négocier sur d’autres sujets.

Autre point ultrasensible, la lutte contre l’immigration illégale et la gestion de l’asile. Berne voudrait être associée aux conventions de Schengen et de Dublin. Pour Pascal Couchepin, l’Union européenne pourrait concéder cette ouverture en échange de l’effort helvétique dans la lutte contre la fraude douanière. Mais Bruxelles a toujours exclu une telle hypothèse, à moins que la Suisse soit disposée à supprimer les contrôles aux frontières. Ce qui semble pour le moins improbable.

Le ministre de l’Economie observe que les commissaires européens «ont pris acte du souhait suisse». Ils en diront peut-être davantage au ministre des Affaires étrangères Joseph Deiss, qui se rendra en juillet à Bruxelles.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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