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A la veille du GP d'Argovie, le beau printemps du cyclisme suisse

Après sa victoire du 1er mai à Francfort, Markus Zberg est un sérieux prétendant au podium du GP d'Argovie.

(Keystone Archive)

Forts de leurs sept victoires printanières - dont celles d'Oscar Camenzind à Liège et de Markus Zberg à Francfort -, les Suisses vont tenter d'inscrire une nouvelle fois dimanche leurs noms au palmarès du Grand Prix d'Argovie. Mais la course ne sera pas facile.

Le beau printemps du cyclisme suisse se poursuivra-t-il dimanche sur les 196 kilomètres du GP d'Argovie à Gippingen?

Créé en 1964 par feu Sepp Voegeli, ancien directeur du Tour de Suisse et orignaire de la petite bourgade sise près de Koblenz à 20 kilomètres de Baden, le palmarès du GP d'Argovie affiche une pléiade de grands noms. Jean Stablinski, Walter Godefroot, Eric De Vlaeminck, Marino Basso, Dietrich Thureau, Guiseppe Sarroni, Adri Van der Poel, Gianni Bugno, Michele Bartoli... et la liste n'est pas exhaustive.

Sur leurs terres, pour cinq victoires, les Suisses ont inscrit quatre noms: le Biennois Daniel Gisiger (1981), le Vaudois Siegriefd Hekimi (1983), le Glaronais Urs Freuler (1985) et Pascal Richard (1994/95). Le Vaudois, aujourd'hui à la retraite sportive, reste, pour l'heure, le seul coureur à avoir réussi le doublé.

Dimanche un cinquième Suisse accédera-t-il pour la plus haute marche du podium? Le beau printemps du cyclisme suisse se prolongera-t-il? Un printemps marqué par la victoire du Schwytzois Oscar Camenzind à Liège-Bastogne-Liège et le premier mai de Markus Zberg au GP de Francfort. Une consécration après laquelle il courrait depuis 1988.

Après deux années dans l'ombre des équipes italiennes Carrera et Mercato Uno, l'Uranais rentrait au pays. Revêtu du maillot de Post Swiss Team il remportait notamment le Tour de Berne, une étape du Tour de Suisse mais surtout deux étapes de la Vuelta, en septembre. Projeté en pleine lumière, il rejoignait son frère Beat chez les Hollandais de Rabobank. Deux victoires en 1999 (une étape du Tour d'Autriche et Milan-Turin) et un titre de champion de Suisse en 2000 étoffaient un palmarès crédité de 13 victoires à ce jour.

Toutefois en 1999 à Vérone, Markus fut un à pneu de faire les gros titres: titre mondial en jeu il était battu par l'Espagnol Oscar Freire. Depuis son arrivée sous la direction de Theo De Rooy, le cadet des Zberg est prisonnier du jeu d'équipe. Dans les classiques il s'est contenté d'une 4e place à l'Amstel, d'une 8e à Milan-San Remo et d'une 9e à Liège. Cette saison, avant Francfort, il s'était imposé dans une étape de Tirreno-Adriatico.

Avec Camenzind, Alex Zülle (vainqueur d'une étape à Paris-Nice), Fabian Jecker (vainqueur du Tour de Valence et d'une classique portugaise) et le jeune Rütimann (23 ans) porteur du maillot de leader de la Semaine Bergamasque, Markus Zberg est un des atouts helvétiques de ce GP d'Argovie. Où la concurrence étrangère est emmenée par Jan Ullrich, Andrei Tschmil, Rik Verbrügghe, Johan Museeuw et Pavel Tonkov notamment.

Or, au moment où l'Uranais renoue avec le succès, le Vaudois Laurent Dufaux revient au premier plan en remportant la 3e étape du Tour du Trentin, portant à sept les victoires suisses de ce printemps. «Un constat réjouissant après le printemps morose de 2000», relève Fritz Boesch, président de la Fédération cycliste suisse (FCS).

Ironie du sort, le cyclisme helvétique sort de l'ombre au moment où l'on apprend que ses meilleurs éléments (Camenzind, Zülle, Dufaux) ne seront pas au départ du Tour de France. Seul Markus Zberg, sauf accident, devrait se trouver sur la ligne de départ le 7 juillet à Dunkerque. D'ici là, le Tour de Romandie dès mardi (un objectif de Camenzind), le Tour d'Italie et le Tour de Suisse (Dufaux y a des visées) devraient offrir au cyclisme suisse de nouvelles satisfactions.

Pierre-Henri Bonvin


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