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Adolf Ogi quitte le gouvernement «comme un sportif au sommet»

Le président de la Confédération, Adolf Ogi, annonce sa démission à la presse.

(Keystone)

Le président de la Confédération, Adolf Ogi, s'en ira à la fin de l'année. Il a annoncé sa démission mercredi. Pour justifier son départ, Adolf Ogi a indiqué que treize ans passés au Conseil fédéral, c'est assez.

L'actuel ministre suisse de la défense, des sports et de la protection de la population a déclaré à la presse que sa décision avait été mûrement réfléchie. Pour l'unique représentant de l'Union démocratique du centre (UDC) au gouvernement, elle répond à la fois à des motifs politiques et personnels.

Au plan politique d'abord, Adolf Ogi, comme le sportif qu'il fut, entend tirer sa révérence au sommet de sa gloire. Or, c'était la seconde fois cette année qu'il accédait à la présidence de la Confédération. Il peut donc achever sa carrière sur un point d'orgue.

D'aucuns peuvent considérer qu'il quitte son poste avant que son travail soit achevé. En effet, la réforme Armée XXI n'est pas encore sous toit et il faudra certainement affronter un référendum sur la question des soldats suisses armés à l'étranger. Mais Adolf Ogi réfute d'avance ces critiques: selon lui, ces dossiers ne dépendent pas d'un seul homme; il ne s'estime donc pas indispensable. Et puis, «il faut bien que je laisse quelque chose à mon successeur», a-t-il ajouté rieur.

Adolf Ogi précise que personne ne l'a poussé vers la sortie. Sa décision, il l'a prise seul. Outre les raisons politiques, elle est aussi motivée par des raisons humaines. «Depuis treize ans, je me suis totalement investit; il est temps que je consacre un peu de temps à ma famille», a souligné le président de la Confédération.

Concernant l'avenir, Adolf Ogi est en revanche peu loquace. Aux questions sur un éventuel poste aux Nations Unies, il s'en tient à un «no comment». Seule certitude, il semble exclure tout nouveau rôle politique en Suisse: «après avoir été deux fois président de la Confédération, que voulez-vous que je souhaite de plus!».

Reste la question de sa succession au Conseil fédéral. L'élection de son remplaçant par les deux Chambres devrait avoir lieu le 6 décembre prochain. Là où tout le monde pense bien sûr à une éventuelle candidature de Christoph Blocher, Adolf Ogi reste évasif: «je souhaite que ce soit un ou une UDC qui me succède».

Olivier Pauchard

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