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Antimilitarisme romand

Les cantons très urbanisés ont été plus favorables à l’initiative que les régions agricoles et montagnardes.

(Keystone)

L´initiative «pour une redistribution des dépenses» démontre qu´il existe bel et bien un «rösti graben» sur les questions militaires. Contrairement aux Alémaniques, les Romands ont majoritairement accepté de limiter de moitié les crédits militaires.

Tous les cantons alémaniques ont refusé l'initiative socialiste. En revanche, les cantons romands de Genève, du Jura, de Vaud et de Neuchâtel l'ont acceptée. Bilingue, le canton de Fribourg, l'a refusé, mais de justesse.

L'appartenance linguistique n'est cependant pas la seule grille de lecture. Il ressort du vote que les cantons très urbanisés ont été plus favorables à l'initiative que les régions agricoles et montagnardes. Dans ces dernières, le taux de refus dépasse souvent 70 pour cent, probablement par tradition et à cause du poids économique que l'armée peut y représenter.

Au final, cette nouvelle initiative dirigée contre l'armée ne passe donc pas la rampe. Cependant, les opposants à l'armée ne peuvent se sentir que confortés dans leurs efforts.

En effet, en 1989, seuls deux cantons, le Jura et Genève, avaient voté contre l'initiative visant à abolir l'armée. L'initiative «pour une redistribution des dépenses» a en revanche obtenu un meilleur score.

En proposant l'abolition de l'armée, l'initiative de 1989 était peut-être trop extrémiste pour bénéficier d'un large soutien. Mais en limitant la contestation au seul volet budgétaire, l'initiative socialiste a pu ratisser plus large. En se concentrant sur les objets précis, l'antimilitarisme semble donc avoir encore de beaux jours devant lui en Suisse.

Olivier Pauchard

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