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Arosa, le village des vacances «all-inclusive»

L’Aelplisee, un petit lac dans les environs de la station d’Arosa. (Photo: swiss-image)

Remontées mécaniques, parcs, transports publics, musées, pistes de patinage, plages… le tout est gratuit à Arosa. Mais à une condition: le visiteur doit passer la nuit dans la station.

Introduite l’été dernier, l’Arosa-Card est une formule «all-inclusive» qui connaît un grand succès. Cette expérience est unique dans l’arc alpin.

«C’est sensationnel», déclare Hans-Kaspar Schwarzenbach, promoteur du projet et directeur de l’Office du tourisme de cette station des Grisons.

«Souvent, dans les Alpes, un billet aller et retour sur les remontées mécaniques coûte plus de 60 francs, tandis qu’ici, à Arosa, il suffit de passer une nuit de camping à 10 francs pour profiter du tout, gratuitement», poursuit-il.

Avec cette offre, le visiteur peut ainsi se rendre sans frais sur le Weisshorn (2650 m) ou le Hörnli (2500 m), faire une ballade en pédalo sur les deux petits lacs de la station ou encore visiter ses musées.

Tout est compris dans le prix de la nuitée, indépendamment de la catégorie d’hôtel, d’appartement ou de camping choisie. A noter que le touriste de passage dans la journée seulement peut jouir des mêmes avantages en payant un forfait de 8 francs.

«C’est comme si le touriste entrait dans un parc alpin, explique Hans-Kaspar Schwarzenbach. Il achète une sorte de billet d’entrée et ensuite tout est gratuit. Et ce n’est pas pour autant que les tarifs des hôtels ont été augmentés.»

Un financement multiple

Le financement de l’Arosa-Card repose sur plusieurs piliers. Premièrement, la taxe de séjour a été légèrement augmentée (6 francs par jour durant l’été). La moitié de la recette obtenue est redistribuée aux différents partenaires.

Deuxièmement, grâce à l’augmentation du nombre de touristes, le chiffre d’affaires des restaurants de montage est également à la hausse. Etant donné que ces restaurants appartiennent aux remontées mécaniques, cette augmentation des recettes compense en partie le manque à gagner sur les billets de transport.

Troisièmement, l’augmentation du chiffre d’affaires rapporte davantage d’impôts à la commune d’Arosa, ce qui lui permet de baisser sa pression fiscale sur les entreprises.

Enfin, la formule «all-inclusive» permet aux différents partenaires de diminuer leurs coûts de fonctionnement. Il n’y a par exemple plus besoin de maintenir des guichets pour vendre les billets.

Le blanc-seing de Suisse Tourisme

Introduite pour la première fois à l’été 2003, cette offre est seulement valable durant la saison estivale. Elle est unique en Suisse et dans l’arc alpin.

«De nombreux villages ont adopté une formule all-inclusive, déclare de directeur de l’Office du tourisme. Mais ces facilités sont réservées aux clients des hôtels ou s’obtiennent en payant un forfait. Il y a en fait plusieurs degrés dans l’offre. Nous, nous avons opté pour la solution maximale.»

L’idée est née en l’an 2000 et a demandé un long travail de persuasion auprès des différents partenaires impliqués, la commune d’Arosa et la société des remontées mécaniques notamment.

Selon Suisse Tourisme – l’organisation faîtière de la branche – le jeu en vaut pourtant la chandelle. «Nous accueillons chaleureusement des initiatives novatrices de ce genre», déclare la porte-parole de l’organisme, Silvia De Vito.

«L’Arosa-Card nous semble une solution bien choisie: que ce soit pour les touristes qui voient leurs vacances simplifiées ou pour la station qui se rend plus attractive», explique-t-elle.

Une saison record

Et en effet, les chiffres de la dernière saison estivale parlent d’eux-mêmes. Les hôtels d’Arosa ont vu leur clientèle augmenter de 14,9%, alors que les nuitées ont enregistré une baisse de 3,3% au plan national.

Certes, l’été 2003 a été caractérisé pour un très beau temps et des températures tropicales. A tel point que l’ensemble du secteur de l’hôtellerie de montagne a terminé la saison avec une augmentation de 9,5%. Mais à Arosa, le bilan a été meilleur encore.

«Nous avons réalisé un sondage auprès des touristes, rappelle Hans-Kaspar Schwarzenbach. Leurs commentaires étaient enthousiastes.»

Du coup, différentes stations suisses n’ont pas tardé à manifester leur intérêt pour la formule adoptée à Arosa.

«Après la publication des résultats de la saison dernière, de nombreux responsables de stations m’ont contacté pour me demander des explications sur le fonctionnement de l’Arosa-Card, révèle Hans-Kaspar Schwarzenbach. Cependant, personne n’a encore introduit un tel modèle, en tout cas pas pour la saison en cours.»

A Arosa, tout le monde espère que cette nouvelle saison sera également à marquer d’une pierre blanche. «Nous verrons, dit le directeur de l’Office du tourisme. Pour le moment, nous ne faisons pas de prévisions. Nous n’analyserons les résultats qu’en septembre. Mais nous sommes confiants».

swissinfo, Marzio Pescia
(traduction: Olivier Pauchard)

Faits

Arosa a enregistré 250'000 nuitées durant l’été 2003.
C’est 14,9% de plus que l’année précédente.
Au niveau national, l’hôtellerie a enregistré une baisse de 3,3% durant la même période.

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